"Creuser la blessure pour que coule la Miséricorde"



Le 15 février 2000, jour de saint Claude La Colombière – saint protecteur de l’action –, a été créé "UEDLP - Un Enfant Dans La Prière ". 

 

Le but de cette œuvre est de prier pour des enfants maltraités et des adultes maltraitants, de toutes confessions et de tous pays. 

 

En juillet 2009 elle a reçu la Bénédiction Apostolique de Benoît XVI 

 

Le 15 février 2013, sous l’impulsion de Mgr Benoit-Gonnin, évêque du Diocèse de Beauvais-Noyon-Senlis, UEDLP est devenue "Association Privée de Fidèles de Droit Diocésain ".

 

Le 25 octobre 2013, Mona Le Cunff, fondatrice-modératrice, et le Père Bruno Daniel, conseiller religieux,  ont été l'immense joie et l'immense honneur de rencontrer le Pape François pour lui présenter UEDLP, grâce à l'invitation de Mgr Jean-Marie Speich, lui-même priant. Le Très Saint Père, le Pape François les a encouragés à poursuivre cette œuvre de prière : « Continuez, c’est important » et les a remerciés : « Merci pour votre travail ».


UEDLP regroupe déjà plusieurs milliers de priants, laïcs et consacrés dans plus de 40 pays.

 

La devise d'UEDLP est "Creuser la blessure pour que coule la Miséricorde"

 

Il s’agit de parrainer par la prière et non d’action directe : ne sont confiés à chaque priant qu’un prénom d’enfant et qu’un prénom d’adulte (sans aucun rapport entre eux), rien d’autre. Comme tout parrain ou marraine qui prie pour un(e) filleul(le), vous porterez les 2 prénoms confiés jusqu’à ce que le Père vous rappelle en sa Maison.

 

Aucun contact, aucune précision (sur l’âge, le niveau de maltraitance, le lieu de vie …) ne sont donnés sur les personnes confiées. Aucune nouvelle non plus sur le devenir de l'enfant ou de l'adulte. C'est certainement là un des éléments les plus frustrants puisque nous ne voyons pas l'action directe de notre prière. Il s’agit simplement d’unir notre prière à celle du Christ en communion avec les saints dans la certitude que Dieu est au cœur de chacune de nos vies et que sa Divine Providence peut agir de manière bien surprenante à nos yeux.

 

Chacun prie selon son cœur et à son rythme, chez lui. Quatre fois par an un petit feuillet est envoyé pour faire le lien, rien d’autre.

 

Cette action est également gratuite (pour les priants français : possibilité, si on le souhaite, de faire parvenir 1 carnet de timbres par an pour les courriers).

 

C’est aussi un chemin de conversion pour chaque priant qui accepte de rejoindre UEDLP. Tant prier pour un enfant maltraité est dans la logique d’une tendre prière, tant s’engager de prier doucement pour un adulte maltraitant demande de laisser la Miséricorde de Dieu investir notre cœur. Doucement, il s’agit d’accepter d’ouvrir les yeux sur nous-mêmes, sur notre amour de pauvre, incapable d’aimer les méchants, mais aussi incapable de nous aimer comme Dieu nous aime. C'est ainsi permettre à  Dieu d’œuvrer dans notre vie pour que notre cœur devienne "petite flamme de Miséricorde", notre prière puisant sa force et son inspiration dans la contemplation et l'adoration du Cœur Sacré de Notre Sauveur.

 

Pour rejoindre l'UEDLP et obtenir le prénom d’un de ces enfants et d’un de ces adultes

ou pour plus d’informations,
vous pouvez nous contacter à l’adresse suivante :

"UEDLP - UN ENFANT DANS LA PRIERE"
3, allée des Coquelicots   

60290 Neuilly sous Clermont    France
ou en envoyant un mail à : 
uedlp@wanadoo.fr


en cliquant ICI, vous pouvez télécharger le bulletin d'inscription

 

N'hésitez pas à nous rejoindre, même si vous habitez hors de France dans un pays francophone ( les contacts se feront par e-mail ).

La maltraitance faite aux enfants est présente partout, et de partout la prière peut jaillir et témoigner de la Miséricorde de Dieu.


Prier pour les adultes maltraitants ..pas si facile que cela !

 

‘Les païens n’en font-ils pas autant !’ 
Tels sont les mots surprenants de Jésus dans le Sermon sur la montagne, dans l’Evangile selon Saint Matthieu au chapitre 5, versets 43 à 48. ‘Aimez vos ennemis, priez pour ceux qui vous persécutent ! Prier pour vos amis, cela, même les païens savent le faire !’

 

Oui, vous nous le faites savoir : prier pour ces enfants, une légitime émotion nous y porte tout naturellement ! Mais qu’il est plus difficile de prier pour ceux qui les maltraitent, pour celui qui viole cet enfant que j’affectionne dans ma prière, dont le prénom habite mon cœur. Et si ce service fraternel de la prière allait avoir des conséquences mystérieuses, connues de Dieu seul, non pas seulement pour cet enfant et pour ce pauvre adulte, mais aussi pour moi qui m’engage à cette prière.
Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisi.

 

Et si, dans l’appel à cette prière, nous découvrions un troisième personnage, nous même, qui avons de l’affection pour la pauvre victime, mais aussi tant de peine à renouveler notre bienveillance envers ce pauvre adulte ; pauvre de ce qu’il a peut-être lui-même subi autrefois, pauvre sûrement de ce qu’il fait subir aujourd’hui.

 

Et si nous allions recevoir une connaissance nouvelle de notre propre pauvreté, de notre propre difficulté à porter notre amour au-delà de ce que vivent les païens eux-mêmes. Difficulté d’aimer des personnes aux pauvretés si différentes aux yeux des hommes, et pourtant tous pauvres que Dieu aime pour les tirer chacun de sa propre mort. 

 

Et si nous allions recevoir une connaissance nouvelle de ce que veut dire l’amour du Christ pour l’enfant pauvre, pour l’adulte pauvre, et pour le chrétien pauvre.

Et si notre prière allait recevoir de nouvelles raisons d’adorer ce Dieu, ‘scandale pour les Juifs, folie pour les Païens’ (1Co 1, 23), qui est mort sur la croix pour nous, pour nous tous, pour moi !

 

 

Père Bruno - Juillet 2001