Publication trimestrielle

Vous trouverez ci-dessous la retranscription, par ordre chronologique, de tous les bulletins trimestriels qui sont envoyés aux priants...bonne lecture !


 

 

La miséricorde consiste à jeter son cœur

 

dans la misère d'autrui

 

n°86 - Décembre 2020

 

 

Bonjour à chacun d’entre vous,

 

En France, ce temps de Covid nous amène de vivre notre foi de manière toute différente : éloigné de l’Eucharistie, éloigné de la communauté paroissiale, sources de notre vie en Christ, cette période de confinement - les messes nous étant interdites - a été aussi un temps au cours duquel le Seigneur, par le don  de l’Esprit Saint, nous a donné de nous tourner vers Notre Essentiel.

 

Ces manques ont avivé notre désir de la présence de Dieu, notre faim, notre soif de ce Cœur à cœur vécu à chaque communion.

 

Ils nous ont fait aussi découvrir ou redécouvrir le vrai sens, le vrai centre de notre vie chrétienne.

 

Notre prière a consoné au magnifique « Cantique des Cantiques » : nous étions, tous et toutes, la fiancée qui cherchait jour et nuit Le Fiancé.

 

Qu’en cette année 2021 qui se profile nous puissions vivre chaque rencontre avec notre communauté paroissiale avec gourmandise. Et que chaque Eucharistie en souvenir de ce jeûne d’Amour soit action de grâce et Adoration.

 

Mona

 

 

 

 

 

La miséricorde consiste à jeter son cœur

 

dans la misère d'autrui

 

 

 

 

 « Selon l'étymologie, la miséricorde consiste à jeter son cœur dans la misère d'autrui, à aimer l'autre au cœur de sa misère. Mais la miséricorde exige, avant de nous inonder de sa bienveillance, la vérité, la justice et le repentir. En Dieu, la miséricorde va se faire « pardon ». Nous sommes ainsi au centre du message évangélique.

 

Le pardon est le visage le plus marquant de l'amour de Dieu pour l'homme. Ainsi saint Pierre demanda à Jésus : « Seigneur, combien de fois mon frère pourrait-il pécher contre moi et devrais-je lui pardonner ? Irais-je jusqu'à sept fois ? Jésus lui dit : je ne dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix-sept fois » (Mt 18, 21-22). Autrement dit, inlassablement...

 

En fait, il nous faut aimer comme Dieu. Dieu connaît les déchéances et les grandes faiblesses de l'homme, mais Il jette son cœur sur notre misère. Dieu se réjouit de nous pardonner. Le pardon consiste à recommencer à aimer avec plus de gratuité et de générosité lorsque l'amour a été mis à mal.

 

Sans la grâce de Dieu, sans un regard fixé sur le crucifix d'où nous parvient la voix de Jésus priant pour ses bourreaux, et si nous n'ouvrons pas la faille de nos cœurs pour les greffer au cœur transpercé et débordant d'amour de Celui qui vient brûler nos péchés, il nous sera difficile de pardonner, car cet acte exige de donner en plénitude. Il faut être débordant d'amour, il faut être surabondant d'amour pour accéder à la vérité du pardon. La meilleure imitation de Jésus, c'est le pardon. Dans l’Évangile, le fils prodigue, la femme adultère, Marie Madeleine, sont des exemples merveilleux du pardon que le Christ nous donne à imiter.

 

Dieu est pardon, amour et miséricorde ; la nouveauté radicale du christianisme se situe ici et nulle part ailleurs. Les hommes doivent pardonner comme Dieu lui-même pardonne de manière inlassable. Nous avons été façonnés par Dieu, et il nous suffit de nous souvenir de nos origines divines pour accéder sans peine à sa volonté qui nous demande d'être parfaits comme notre Père céleste est parfait dans la miséricorde. Le pardon permet toujours une recréation de l'homme, car il s'agit d'une chance venue du Ciel... »

 

 

Cardinal Robert Sarah

 

"Dieu ou rien - Entretien sur la foi" Fayard, 2015.

 

 

 

 

 

Régulièrement nous recevons des messages ou des courriers nous demandant s’il est nécessaire de continuer à prier pour les 2 prénoms confiés et notamment pour celui de l’enfant. Notre endurance dans la prière est mise à mal.

 

Le témoignage d’Édouard dans le dernier bulletin nous dit combien la blessure demeure ardente malgré les années qui passent.

 

Aussi nous transcrivons ci –dessous un message d’une priante qui exprime cette prière au long cours :

 

 

« Je viens de recevoir le n° 85. J’y trouve réponse à une interrogation que j’avais au sujet du prénom qui m’a été confié il y a des années. En effet je comprends que cela est pour toute la vie en effet – de même que pour l’adulte qui a blessé un enfant. Le témoignage d’Édouard est très éclairant et rejoint beaucoup d’expériences. »

 

Sœur M.

 

 

 

Avec quel amour nous regarde Jésus !

Avec quel amour il guérit notre cœur de pécheur.

Il ne s’effraie jamais de nos péchés. 

Pape François 

 

 

 

 


 

 

 

Chemin de vie

n°85 - Septembre 2020

 

 

Bonjour à chacun et chacune,

 

Merci à ceux qui nous envoyés de nouveaux priants même si le challenge des 5000 n’est pas atteint.

 

Bonne rentrée … troublée par la Covid19.

 

Aussi je vous propose de vous laisser contaminer par un autre virus : celui de la prière miséricordieuse où là aussi tout le monde peut être exposé : les enfants blessés par la maltraitance subie ET les adultes blessés par la maltraitance infligée. Telle est la vocation d’UEDLP.

 

En cette rentrée, donc, n’oubliez pas le prénom de l’adulte que vous avez reçu et exposez-le au virus de la Miséricorde Divine !

 

 

 

Ci-dessous, vous trouverez le témoignage d’Édouard, quinquagénaire, responsable dans une grosse société internationale et priant en UEDLP. Suite à un échange de courriels, il m’a envoyé ces lignes.

 

Comme beaucoup d’adultes ayant subi des atteintes sexuelles dans leur enfance, il a anesthésié sa mémoire au point de vivre « presque normalement ». Aujourd’hui le passé, le traumatisme lui reviennent en plein visage comme un boomerang

 

Notre prière, plus particulièrement aujourd’hui pour ces adultes qui redécouvrent les blessures du passé que leur inconscient a occulté pour rester en vie.

 

Quand certains me demandent pourquoi nous gardons le prénom de l’enfant toute notre vie de priant d’ « Un Enfant Dans La Prière », la réponse est peut-être parce qu’un enfant maltraité garde des traces toute sa vie. Même s’il fait un chemin de résilience, il sait que la nouvelle vie qu’il habite est construite sur des ruines. C’est de cette connaissance qu’il peut en tirer une force.

 

Merci donc, aujourd’hui de soutenir par la prière, le chemin vers une nouvelle vie pour Edouard mais aussi pour tous ces adultes blessés dans leur enfance qui ont le droit au bonheur sur terre avant dans le vivre pleinement auprès du Père quand l’heure leur sera donnée.

 

Prions également pour toutes les personnes qui les ont blessés. Vivantes, elles auront à vivre aussi un  chemin d’assainissement ; décédées, elles auront à vivre un chemin de purification, de purge au Purgatoire.

 

Union de prière

 

Mona

 

 

 

CHEMIN DE VIE

 

La découverte que j’ai tout bâti à la force du poignet sur du sable, ma vie d’homme, sur mes fondations, dont j’ignorais qu’elles étaient à ce point délitées.

 

Bien sûr, toute ma vie, j’avais toujours eu par période, ce vague à l’âme qui me faisait craindre comme la peste, une possible dépression. Pourquoi, je ne savais pas. Lot commun ? Ou ma part mystérieuse ?

 

 

 

Mais aussi comme une étrangeté, une extériorité à la vie du monde, à la vie de mes semblables. Comme si ma vie était jouée.

 

Comme si ce qui semblait naturel aux autres était pour moi, un devoir d’infinie construction.

 

 

 

Au point, d’attendre l’heure la mort comme une délivrance.

 

Et pourtant, je faisais illusion : reconnu dans mon milieu professionnel comme un battant. Ma vie se résumait à cette énergie que je déployais. Hors d’elle restait un vide … 

 

Assailli par les infos négatives envoyées par les médias, je n’y voyais plus qu’un gouffre.

 

Je ne goûtais pas non plus les plaisirs simples de la vie de la terre. Ni la Création, ni l’humanité  ne me consolaient. Ne sachant rien faire de mes dix doigts, aucun hobby (bricolage, cuisine, peinture … ) ne me donnait une emprise dans la vraie vie.

 

En fait, je réalise que je vivais hors de moi-même m’enivrant dans mon travail seul, n’ayant même pas fondé de famille. Une seule chose comptait : être dans la course, et surveiller le jugement des autres sur moi, sur mes capacités à entreprendre.

 

 

 

Ainsi, dès que je ne m’activais plus, je restais seul, vide, inquiet du temps encore à vivre, infinie pénitence avant la libération. Peur du vide, peur de la dépression, peur aussi de la douleur physique, de la santé qui déraille.

 

 

 

J’ai eu le cadeau d’avoir des vrais amis. Je m’étonnais qu’ils puissent m’apprécier. J’avais parfois l’impression de consommer leur vie. Mais eux étaient nourris sûrement aussi de la mienne, mais je ne le goûtais même pas.

 

  

 

Et voici brutalement,  la rupture : burn out ! Dépression ?! Rincé.

 

En quelques mois, je n’arrive plus à jouer ce jeu, à savoir être le moteur de ma vie et de mon environnement.

 

Panne, panne sèche, panne humide, au bord des larmes.

 

 

 

Un thérapeute met, comme on dit, ENFIN des mots sur mes maux : le grand monsieur volontaire a laissé en rade le petit enfant qui lui aussi est, largué, au bord du chemin après des traumatismes, des séismes de son enfance. On en fait la liste. Ce ne sont pas que des évènements, ce sont une histoire, mon histoire, meurtrie.

 

Et ça, ça use, ça fatigue, ça ne peut durer infiniment. Un jour, tôt ou tard, un jour, aujourd’hui, ça casse.

 

 

 

Avec le thérapeute, cheminer pour apaiser la vie d’aujourd’hui, mais aussi mon histoire, justement, ces meurtrissures lointaines de gestes sur mon corps d‘enfant qui sont encore aujourd’hui à fleur de peau.

 

 

J’ai accepté d’entrer dans ce présent, sans faire l’amnésie du passé. Apprendre à vivre un autre rythme qu’avant, et de toute façon, je n’y arrive plus, je n’y arriverais plus.

 

 

  Aurais-je assainis ou apaisés comme le promet le thérapeute, ces         failles, ces traumatismes du passé lointain, qui me sidéraient ?

 

Je ne sais pas. Et je ne peux ni ne veux savoir.

 

Mais je veux vivre pour la première fois, comme un simple humain qui vit

Je crois, je sais qu’après, le grand monsieur actif que j’étais ne sera plus là, seulement qu’il ne saura être qu’un homme aux pas plus lents, mesurés, VIVANT !

 

 

Grâce à Dieu, j’ai la foi, la prière

 

Mon cœur est en Dieu. Ouf, l’essentiel est sauf.

 

Mais, comment vivrais-je tout le reste de ce chemin qu’il me reste à vivre, moi l’adulte blessé de son enfance? Lui seul, Dieu seul le sait.

 

Edouard

 

 

 

 

« Pour accomplir sa propre vocation, il est nécessaire de développer, de faire pousser et grandir tout ce que l’on est […], de se découvrir soi-même à la lumière de Dieu et de faire fleurir son propre être. »

Pape François

Exhortation apostolique Christus Vivit §257

Merci à Jacqueline de nous avoir envoyé cette citation

 

 


 

Compliqué!Compliqué! Tout est compliqué !

n°84 - Juin 2020

 

Bonjour à chacun et chacune d’entre vous,

 

 

 

Toutes mes excuses pour ce long silence pendant la période du confinement suite à l’épidémie de Covid19. Confinée loin de mon domicile, je n’avais pas accès à des moyens informatiques et de duplication adéquates. De plus La Poste ne permettait pas d’envoyer de manière sûre et régulière les courriers vers l’étranger. Aussi a été décidé de reporter le numéro de mars à ce mois de juin.

 

Mais je suis certaine que le Seigneur a fait grandir en chacun de nous la soif de l’Eucharistie dont nous étions privés et ainsi de vivre un cœur à Cœur dans la prière avec Lui.

 

Je me permets de vous lancer un petit chalenge : aujourd’hui, il manque 88 priants pour arriver à 5000 … ce serait une grande joie si vous nous aidiez à atteindre ce chiffre et ainsi œuvrer pour la Miséricorde en nous adressant de nouveaux priants.                                                                                        

 

         Mona

 

 

 

 

Un grand merci à Mgr Jacques Benoit-Gonnin d’avoir célébrer la messe pour les 20 ans d’UEDLP et donné un enseignement lors du 1er rassemblement diocésain des priants de l’Oise, à l’occasion des 20 ans d’UEDLP, le dimanche 16 février dernier à Clermont.

 

 

 

Un grand merci au Père Christian Chassagne et Marie-Céline Bret, référents pour l’Ile de La Réunion, qui ont organisé le même jour et fait vivre à de nombreux priants et invités le 2ème rassemblement diocésain pour le Diocèse de Saint Denis

 

 

 

Enfin Deo Gratias pour les rencontres vécues, avec l’aide de Kathleen et Nicolas, par le Père Christian Chassagne, également référent pour l’Océan Indien, pendant 10 jours à Maurice et à Rodrigues, entre le 7 et 15 mars. Il a eu la joie d’être accueilli dans 10 églises pour informer les chrétiens sur UEDLP, soit pendant la messe au moment des annonces, soit après la messe, selon le choix du curé du lieu, notamment à Pointe aux Sables et La Tour Koenig, car le curé a insisté pour que les paroissiens soient présents à l'occasion de son passage.

 

 

 

Pour nourrir notre prière et méditation, vous trouverez ci-après un texte écrit par le Père Christian à l’occasion de la Pentecôte :

 

 

 

Compliqué ! Compliqué ! Tout est compliqué !

 

 

 

Chère famille, chers amis,

 

Il fut un temps, l’expression « quelque-part » était utilisée à toutes les sauces. Aujourd’hui, pour prouver au monde son intelligence incontestable, je conseille de dire « c’est compliqué » pour toutes les situations évoquées.

 

Il pleut, c’est compliqué ! Il n’y a plus de saison, c’est compliqué ! Mon magasin est encore fermé, c’est compliqué ! Les fruits et légumes ont augmenté, c’est compliqué ! Il y a des embouteillages, c’est compliqué ! Je ne peux pas aller au cinéma, c’est compliqué ! Je tousse, c’est compliqué ! Je suis mal coiffé, c’est compliqué ! J’ai grossi, c’est compliqué ! Je ne sais pas travailler par internet, c’est compliqué ! … 

 

Le confinement, c’est compliqué ! Le déconfinement, c’est compliqué ! La Covid 19 (selon l’Académie française), c’est compliqué ! J’ai peur que mon médecin me pique, c’est compliqué ! Mes voisins sont malades, c’est compliqué ! Mettre un masque, c’est compliqué ! …

 

 

 

Et puis, ce qui n’est pas compliqué, c’est de dire que les responsables de toutes les complications, c’est le gouvernement et tous les politiques. En effet, réfléchir raisonnablement, c’est compliqué ! Analyser la situation actuelle avec justesse, c’est compliqué ! Faire face aux difficultés en assumant ses propres responsabilités, c’est compliqué ! Le civisme, c’est compliqué ! Respecter les consignes de sécurité, c’est compliqué ! Faire attention aux autres et leur venir en aide, c’est compliqué ! …

 

 

 

En fait, c’est très facile, la langue française ! Un seul adjectif convient pour tout expliquer. Pourquoi s’ennuyer à chercher le bon adjectif correspondant précisément à la situation évoquée ? C’est trop compliqué ! Non ? 

 

 

 

Alors, quelqu’Un vient pour que tout ne soit plus compliqué. Vous avez deviné de qui il s’agit ? À Pâque, nous avons tenté de vivre la résurrection de Jésus dans la foi et dans le confinement. Dans deux jours, c’est la Pentecôte ! L’Esprit-Saint nous est donné pour vivre chrétiennement notre vie « compliquée » actuelle. Oui, mais, aller à l’église une heure avant la messe pour avoir une place, c’est compliqué ! Il faut se lever tôt un dimanche matin, c’est compliqué ! Et si je profitais de la grâce de l’Esprit-Saint pour me réveiller de ma paresse, pour me remettre debout et aller de l’avant, pour accomplir ma mission de baptisé dans ce monde « compliqué » !

 

 

 

Merci à tous et à chacun de reprendre en main nos obligations, et, avec la Force de l’Esprit-Saint, d’être capables de simplifier tout ce qui est « compliqué ». Car, la vie chrétienne, c’est mettre l’Évangile en actes, et ce n’est pas si « compliqué ». Il y a la confiance réciproque entre l’Esprit-Saint et nous. Courage ! Paix ! Joie !  

 

HEUREUSE PENTECÔTE !

 

 

« On pense ne pas savoir prier. C’est dans le fond sans importance, car Dieu entend nos soupirs, connaît nos silences. Le silence est le tout de la prière et Dieu nous parle dans un souffle de silence, il nous atteint dans cette part de solitude intérieure qu’aucun être humain ne peut combler. »

Frère Roger Schutz (Taizé)

 

 

 

 

 

En fait, il nous faut aimer comme Dieu. Dieu connaît les déchéances et les grandes faiblesses de l'homme, mais Il jette son cœur sur notre misère. Dieu se réjouit de nous pardonner. Le pardon consiste à recommencer à aimer avec plus de gratuité et de générosité lorsque l'amour a été mis à mal.

Cardinal Robert Sarah, "Dieu ou rien –

Entretien sur la foi" (ch. VII), Fayard, 2015.

 

 

 

 

 


 

Dieu me portait

n°83 - Janvier 2020

 

Bonne année 2020 !

 

Que Dieu vous bénisse tout au long de cette nouvelle année !

 

 

 

 

 

Un grand merci à Mgr Ginoux pour son accueil si chaleureux fin octobre dernier à Montauban et à Moissac, ainsi qu’à toutes les personnes rencontrées pour leur disponibilité et leur écoute.

Un grand merci également à Père Christian Chassagne et à Marie-Céline Bret pour avoir organisé et animé 2 rencontres fin octobre et début décembre à l’adresse de nos amis réunionnais.

 

 

 

Ci-après vous allez lire le témoignage de Corinne de La Réunion qui, à 15 ans, a eu le courage de dénoncer les personnes qui la maltraitaient en écrivant aux autorités … Elle écrit « Soyez plus rusé qu'eux ! Dire STOP, ça suffit, j'existe et je suis une merveille de Dieu le Père, je mérite d'être aimée et respecter. »

 

Aujourd’hui n’hésitez pas : enfants, adolescents, adultes

 

en métropole et outre-mer à appeler le

 

 « 119 –Enfance en danger »

 

Joignable 7j/7 – 24h/ 24 – appel gratuit et non détectable

 

 

 

Dieu me portait

 

 

Bonjour, je sais que peut-être mon témoignage ne sera pas entendu, mais je n'écris pas cela pour être reconnue, mais pour vous dire, que moi aussi, j'ai été un enfant dans la prière dès l'âge de 7 ans, chez une famille chrétienne. 

 

J'ai connu votre association, quand vous êtes venu dans mon île de la Réunion ; à plusieurs reprises j'ai voulu vous rencontrer, mais, est-ce que l'on peut discuter de son enfance maltraitée, quand le pardon a été donné ? 

 

Tout ce que j'ai à vous dire, c'est que Dieu m'a sauvée, il m'a portée dans ses bras, à chaque fois que je me levais de force à 4 heures du matin, pour m'occuper d'un volailler dès l'âge de 7 ans. Quand j'accompagnais cette dame, pour l'aider de mes petits bras, à nettoyer des centaines de nacos [fenêtre à lames] d'une école primaire avant l'ouverture de l'école (j'avais tellement mal après, mais je me taisais, car, pour elle, j'étais solide). Dieu me portait, quand je passais tout mon temps à travailler, la plupart du temps enfermée dans un garage à trier des lentilles, à d'écosser des haricots et enlever les radicules. Dieu me portait, quand elle m'insultait, me manquait de respect. Dieu me portait quand je n'avais pas le droit d'être malade. Dieu me portait, quand je me baignais à côté d'un vieux lavoir dans la cour et que j'allais aux toilettes dans la vieille toilette sèche au fond de la cour, entourée de tôles rouillés (car je n'avais pas le droit d'utiliser les sanitaires de la maison, de peur que sa famille et elle-même attrapent la galle ou autre venant de moi). Dieu me portait, quand elle m'offrait des jouets et les cassait après pour me punir, car elle m'a vu me reposer… forcement je paressais. Dieu me portait quand, toute nue, elle me lançait des haricots brûlés et très chaud sur ma peau. Dieu me portait, quand elle coupait systématiquement mes cheveux à la garçonne (pour me rendre moins belle). Dieu me portait quand elle m'habillait toute couverte, de peur que les garçons me regardent. Dieu me portait, quand elle m'emmenait chez le médecin pour vérifier si j'étais encore vierge (vu que souvent j'avais des vertiges). Dieu me portait, quand j'étais obligée de boire une brique de lait au chocolat tous les matins et manger une moitié de pain de campagne avec de la confiture, après mes corvées (pour que j'ai des rondeurs, pour le regard des autres et qu'elle s'occupe bien de moi). Dieu me portait quand je ne pouvais pas fait correctement mes devoirs, car il y avait un couvre-feu pour éteindre la lumière dans ma chambre (où cette famille stockait des caisses de bouteilles alcoolisées et des effets scolaires). Dieu me portait, quand j'arrivais en retard à l'école et que je mentais sur ma situation, parce que j'avais peur de cette dame. Dieu me portait, quand j'allais à la place de cette dame, faire l'auxiliaire de vie, tous les soirs auprès de sa sœur handicapée, qu'importe le temps. Dieu me portait, quand il a fallu que je me protège du garçon de cette famille (qui pensait que je l'appartenais). Dieu me portait, quand j'étais obligée de m'enfermer dans ma chambre quand cette famille avait de la visite. Dieu me portait, quand devant l'éducatrice sociale, je jouais, la peur au ventre, à la bonne petite fille modèle, bien propre, bien habillée et heureuse, (car cette dame me faisait peur, en me disant si je disais quoique ce soit, elle irait voir une voyante et allumer une bougie contre moi, pour que je sois punie par Dieu). Tout ce qu'elle me faisait subir, je savais que Dieu me portait. D'ailleurs mon cri d'Amour, mon SOS avant de m'endormir sur un matelas tout déchiré, ma pensée, tout mon être, ma seule prière dans le noir :

 

" MON BON DIEU, UN JOUR TOUT CELA FINIRA." 

 

Je me vois encore, priant sous ma couverture, ayant comme seul ami, seul soutient : DIEU TOUT PUISSANT. 

 

J'accompagnais cette dame à la messe, tous les samedis soir et je ne comprenais pas, pourquoi cette famille ne m'aimait pas, car, tout ce que j'entendais à la messe, c'était l'AMOUR que Dieu a pour l’humanité. 

 

En fait de compte, DIEU M'A PORTÉE DANS TOUTES MES SOUFFRANCES. Je pleurais souvent en cachette, mais, je savais que d'autres enfants souffraient plus que moi à travers le monde et même dans mon île. Je souffrais donc en silence et je discutais tout le temps avec Dieu. De 7 jusqu'à mes 15 ans et même aujourd'hui, Dieu m'a porté et me porte toujours dans ses bras et cette fois-ci j'ai un très grand frère: JÉSUS.

 

Très mal guidée ensuite, je me suis éloignée de l'Église, car, je ne faisais plus confiance en l'Homme, malgré que je sente l'appel d'être religieuse. Voulant tellement être aimée, j'ai cherché l'Amour là où il ne fallait pas, entre les bras d'un homme. J'ai connu plusieurs échecs sentimentaux, de ces relations sont nés 6 enfants. Je ne sais pas si c'est une coïncidence ou pas, je me suis réveillée à 33 ans. J'ai remis de l'ordre dans ma vie et pour une fois, je suis vraiment tombée amoureuse d'un homme et j'étais vraiment engagée dans l'Eglise de Jésus. Mais je suis tombée malade pendant des mois et en même temps je préparais mon mariage, mais là encore, l'appel de Dieu a été plus fort. J'ai annulé mon mariage, j'ai quitté mon fiancé et comme je ne peux plus devenir religieuse, bientôt je serais laïque consacrée chez la congrégation des filles de Marie. 

 

 

 

UN ENFANT DANS LA PRIÈRE, BIEN DIT, CAR, J'AI ÉTÉ UN ENFANT VRAIMENT DANS LA PRIÈRE.

 

 

 

Corinne JANAC. "Dieu m'en est témoin."

 

Ne pas être reçu …

 

Par 2 fois en 2019, je confesse que mon cœur a été meurtri et s’est endurci par l’opposition de certains à la proposition d’UEDLP :

 

-           en mars,  lors de du congrès du Bon Larron, un participant ne comprenait pas qu’une victime puisse témoigner de la Miséricorde devant d’anciens détenus.

 

-          En octobre, à l’annonce de notre venue à Montauban, des victimes de prêtres pédophiles nous ont envoyé des mails vindicatifs nous accusant de prier pour les coupables en oubliant les victimes…

 

Si difficile de vivre la Miséricorde pour les autres au quotidien.

 

Si facile de se déclarer apôtre et même témoin de cette Miséricorde pour les maltraitants, tous les maltraitants et même ceux du quotidien ... si difficile de l'être en actes.

 

Nous sommes tous pauvres et encore plus quand nous sommes à en témoigner en public... Dieu nous éprouve chacun à notre niveau. Reste à ne pas céder à la colère et à l'amertume...

 

Dieu vient panser toutes les blessures, enfant maltraité ET adulte maltraitant. Dieu est Amour, Dieu est Tendresse ! Dieu seul est Saint !

 

Mona

 

 

 

 

Encore merci à tous ceux et celles qui nous font parvenir des timbres et font des dons à UEDLP …vous êtes une aide précieuse nous permettant de continuer à envoyer les bulletins et à diffuser le message d’UEDLP. 

 

 

 

Que le Seigneur fasse couler sa Miséricorde dans les cœurs de chacun : enfant, adulte, priant.                 

 

 


L'Église, corps ulcéré mais Saint !

n° 82 - septembre 2019

 

 

 

Il y a environ 2000 ans, Saint Paul nous a offert cette si belle image du corps pour expliquer ce qu'est l'Église (1 Co 12). Ne l'oublions pas, elle prend encore plus de sens aujourd'hui, alors que L'Église se révèle si fragile.

 

Les pêcheurs ecclésiastiques qui sont dénoncés aujourd'hui sont les ulcères que nous avions bandés : les ulcères, ça fait moins mal quand on ne s'en occupe pas ! Le monde aujourd'hui cherche les plaies de l'église, pour montrer ses faiblesses.

 

Ces plaies sont laides : toutes pourries, insupportables à voir, d'une odeur acide irrespirable... oui.

 

Mais le mystère de la foi, n'est-ce pas de voir même dans les corps les plus abîmés les âmes ? le Christ ? Levons les yeux : ces ulcères sont une partie d'un corps entier, dont la tête est le Christ ! De même, derrière le corps si violent, douloureux, insupportable à voir qu'est l’Église actuelle ; il y a une âme : l'Église est Sainte ! Le Christ et ses successeurs nous l'ont dit, nous l'affirmons chaque jour en disant notre foi !

 

Prenons du recul, posons le regard de Dieu (ce Dieu médecin !) sur ce corps mutilé : nous verrons sa beauté et sa sainteté qui doivent être à nouveau révélées au monde. Prenons soin de ce corps, ne nous laissons pas rebuter par ses quelques plaies ! Ce déballage des plaies est douloureux, bien-sûr. La douleur d'un ulcère est bien plus vive lorsqu'on le soigne.

 

Aujourd'hui tout le corps que forme l'Église souffre atrocement de ces ulcères que l'on découvre; mais il faut passer par là pour soigner le corps !

 

     - D'abord parce qu'un ulcère non soigné se creuse et s'étend : un membre entier peut être atteint, pourri, et alors on ne pourra que l'enlever du corps : laisserons-nous le monde ôter tout un membre au corps du Christ ? Au contraire, il faut soigner ces ulcères quitte à souffrir.

 

     - Mais pour que ces ulcères répétés cessent de nous mutiler, il faut aussi traiter la cause ! Parce qu'un ulcère au pied empêche le corps entier de marcher. On ne peut pas arrêter l'Église à cause de ses

 

plaies, tout le corps doit avancer ! Eh bien, la cause d'un ulcère c'est

 

un problème de vascularisation : les parties du corps qui s'ulcèrent sont celles qui sont trop loin du cœur, qui ont du mal à être irriguées... alors dès que le cœur pompe un peu moins, ces parties ne reçoivent plus de sang.

 

Allons-nous laisser le corps que nous formons se nécroser membre par membre ? Non, allons au cœur, allons pomper ce sang qu'est la prière ! Il faut prier pour ces parties du corps qui nous font honte, même si c’est difficile : cela les irriguera et c'est le seul moyen de cicatriser, de pouvoir remarcher !

 

Les ulcères apparaissent lorsqu'on ralentit : relisons les derniers temps, l’Église n'a peut-être pas assez avancé; se regardant le nombril au lieu d'aller se montrer ! Et dans le corps sacré que nous formons, les vaisseaux se sont bouchés... N'en restons pas là ! Et même si nous n'avons pas le courage de subir la douleur du soin, rappelons-nous que même derrière un corps tout nécrosé vibre une âme appelée à la sainteté; et même déjà Sainte en ce qui concerne

 

l’Église.

 

N'oublions pas aussi de regarder le reste du corps: si les pieds sont ulcérés, les mains restent peut-être belles, alors choisissons d'êtres ces mains au service des autres, ces mains qui bandent, qui accueillent, qui nettoient..! Et regardons ceux qui font vivre le corps, tous nos prêtres et consacrés, tous les laïcs qui irriguent les membres encore en bonne santé, et ont besoin de notre aide pour redonner au corps sa Dignité et révéler au monde sa Sainteté

 

Alors ne restons pas alités à pleurer en étant dégoûtés les uns des autres, ne laissons pas nos petites plaies nous ronger, et ayons le courage de nous soigner, avec l'espérance d'avancer à nouveau tous ensemble, en un seul corps harmonieux et rayonnant, vers le Royaume !

 

Et rendons grâce pour ces plaies déballées, ce n'est que la première étape vers le soin, d'autres suivront, sûrement plus douloureuses (ouvrir les bandes n'est pas le tout, il va falloir nettoyer, curer ces plaies que l'on a dévoilées !) : demandons au Seigneur sa Force afin de supporter la douleur, et sa Paix comme anesthésique... Lui qui, sur la Croix, a accepté que Son Saint Corps soit transpercé par nos pêchés.

 

 

 

Marion M, du réseau des médecins chrétiens des Hauts de France

 

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Jésus a dit à Sainte Faustine :

"A la fin, mon Cœur Immaculé triomphera" et la miséricorde divine insondable permet la dissipation des plus noires ténèbres à celui qui ouvre son cœur à sa Lumière rédemptrice: "Qu'aucune âme n'ait peur de s'approcher de moi, même si ses péchés sont comme l'écarlate. Ma miséricorde est si grande que, pendant toute l'éternité, aucun esprit, ni humain ni angélique, ne saurait approfondir tout ce qui existe est sorti des entrailles de ma miséricorde. Chaque âme en relation avec moi méditera mon amour et ma miséricorde pendant toute l'éternité. La fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles, je désire qu'elle soit fêtée solennellement le premier dimanche après Pâques. Le genre humain ne trouvera pas la paix tant qu'il ne se tournera pas vers la source de ma miséricorde."


De la dignité humaine …

n°81 - Juin 2019

 

Bonjour à tous et à toutes,

    Tout d‘abord un grand merci à Aude, présidente du Bon Larron*, pour son invitation à venir témoigner lors de leur rassemblement national le 23 mars dernier. Ce fut un moment intense de communion et de partage : ex-détenus et victimes tous sous le regard miséricordieux de Notre Dieu. Merci à Michel pour son soutien, à Daniel pour le feu de ses remarques, à Nadia-Catherine pour la justesse de son intervention. Merci également à Khaled et à Pierre Marc pour leurs témoignages pleins d’humilité.

    Merci également à Patrick qui a organisé notre venue à la cathédrale d’Amiens le 31 mars et qui a, par ses poèmes et ses chansons interprétées avec tant de foi, témoigné du chemin que Dieu fait dans le cœur des victimes de la maltraitance.

 

Merci à tous ceux qui nous ont rejoints et sont devenus priants (nous sommes plus de 4700 désormais), à ceux qui par un courrier, un mail, des timbres et des dons nous soutiennent.

 

Merci au Cardinal Piat, archevêque de Maurice, et à Monseigneur Aubry, évêque de La Réunion, d’avoir accepté que Père Christian Chassagne devienne notre référent « UEDLP – Océan Indien ».  Merci de votre prière pour soutenir Père Christian dans cette entreprise qu’il a accueilli avec simplicité et amitié.

 

Enfin, l’annonce anticipée du 1er rassemblement diocésain des priants de l’Oise, à l’occasion des 20 ans d’UEDLP, qui aura lieu le dimanche 16 février 2020 à Clermont. Tous les priants des autres départements limitrophes sont bien entendu invités à nous rejoindre. L’Eucharistie sera présidée par Mgr Jacques Benoit-Gonnin qui donnera également un enseignement l’après-midi.  Merci de réserver cette date sur vos agendas (des ramassages en car sont prévus).

Union de prière                                                                                                                                                                       Mona

 

De la dignité humaine …

 

Invitée à intervenir au colloque du Bon Larron * dont le thème était «La dignité humaine » j’avoue avoir été un peu sèche – me revenaient mes cours de Droit vieux de 40 ans, mon cours devant mes élèves de collège sur le respect et la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme … enfin rien qui dans mon cœur ne réponde à la demande.

J’ai donc confié tout cela à la prière: « Père, éclairez-moi ; que dire sur la dignité humaine ? » et une réponse s’est imposée à moi devant la croix accrochée au mur : « La dignité humaine,  c’est le Christ en Croix ». Comment Jésus, Lui qui n’avait plus figure humaine par tant de sévices subis jusqu’à la mort infamante sur la croix était-il l’exemple même de la dignité humaine ? Tout simplement parce qu’il n’avait plus figure humaine. Son corps portait les traces de tous nos péchés : de la trahison de Juda qui a par un baiser touché ses lèvres, au reniement de Pierre, jusqu’aux coups de fouet, la moquerie des soldats, le couronnant d’épines et la foule qui le conspue jusque sur la croix. Tous nos péchés sont inscrits sur son être crucifié et, tout en n’ayant plus figure humaine, il montre, par son abandon à la volonté du Père, ce choix divin de nous redonner notre dignité, notre dignité d’homme.

Qui donc est Dieu pour nous aimer ainsi ? dit l’hymne.

Dieu, dès la Création, quand il crée l’homme et la femme, leur fait ce cadeau de la dignité humaine Et même alors qu’à cause du péché Il va les chasser du Jardin d’Eden, face à leur nudité il leur donne des vêtements de peaux de bêtes et les en habille (Gen 3,21). Combien de fois, au cours des âges, les bourreaux n’ont-ils pas déshabillé leurs victimes pour leur ôter leur valeur d’homme !

UEDLP est une œuvre de miséricorde. Nous confions à nos priants 2 prénoms celui d’un enfant maltraité et celui d’un adulte qui a maltraité un enfant. Deux prénoms, rien d’autre. Pourquoi rien d’autre : par discrétion, parce que la loi nous y oblige, pour éviter au priant de faire des amalgames. Oui, bien sûr, mais aussi et surtout que chacun des 2 prénoms soient sur un plan d’égalité…. Deux êtres humains qui - si nous laissons l’Esprit faire son chemin dans notre cœur – doivent avoir la même valeur dans notre prière car ils ont la même valeur aux yeux de Dieu. Très souvent, les courriers reçus des priants,  nous disent à mots couverts ou simplement par l’expression « je prie bien pour l’enfant » que cette égalité n’est pas vécue par le priant. Notre logique exclue presque automatiquement de la prière celui qui a nos yeux est le plus fautif. Et combien nous sommes prompts à regarder l’autre comme bien plus pêcheur que nous même … là, le regard que nous avons sur la dignité de l’autre est bien inégal.

Mais comment prier avec égale compassion pour l’enfant maltraité et l’adulte maltraitant ?

Peut-être simplement en leur accordant la même dignité que Dieu leur accorde car Lui ne fait pas de différence. Dieu les aime tels qu’ils sont.

Accorder de la dignité à l’enfant, la victime, facile ! Les coups, les humiliations, les privations, les attouchements, le viol ont détruit sa dignité. La personne qui maltraite un enfant tend à lui refuser cette dignité. Les insultes qui souvent ponctuent les coups et les humiliations  en sont un révélateur. Les « Tu  es nul ! Tu ne vaux rien ! »  font perdre à l’enfant sa propre dignité, sa valeur jusqu’à compromettre tout son avenir. Sa confiance en lui est détruite ou reconstruite atrophiée, amputée.  Celui qui porte atteinte à un enfant notamment dans le viol le prive de celle-ci. L’enfant n’est plus un humain mais un objet sexuel et plus l’enfant est jeune plus la volonté consciente ou inconsciente de l’agresseur lui refuse cette dignité. Chaque priant demande au Seigneur que l’enfant puisse se construire, reconstruire cette dignité humaine tronquée ou anéantie … prière facile … qui n’est pas touché par la détresse d’un enfant.

Mais UEDLP confie également le prénom d’un adulte maltraitant … et là … c’est une autre histoire. Une histoire entre Dieu et le priant. Qui donc est Dieu pour nous aimer ainsi ? dit l’hymne. Qui Donc est Dieu pour nous demander d’aimer l’autre ainsi ?

L’agresseur : cet adulte, ce « salaud » qui a abimé, détruit un enfant …. Il ne mérite même pas notre prière … c’est malheureusement souvent la réaction des personnes à qui ont parlent de notre œuvre.

Pourtant cet adulte est lui aussi digne de notre prière, digne de notre regard fraternel, digne de notre amitié en Christ. Lui aussi, tout comme sa victime, sont créatures de Dieu aimés par lui de façon  incommensurable et entière. Bien sûr la justice humaine est nécessaire pour que chacun puisse se reconstruire enfant comme adulte mais une autre justice, divine cette fois, ne gradue pas les peines si le cœur se convertit. Ainsi chaque priant qui reçoit le prénom d’un adulte doit le présenter à Dieu tout comme il a présenté l’enfant. Prier pour que le système carcéral ne détruise pas un peu plus le cet adulte et qu’il puisse trouver sur sa route des personnes qui lui dise que lui aussi est aimé au-delà de tout ce que la raison peut concevoir.

« La dignité humaine, c’est le Christ en croix » qui par sa mort au calvaire, a offert  à tous, victime, coupable, enfant, adulte cet habit blanc de toute personne sauvée. Que chacun d’entre nous, et moi la première, puissions donner toute mesure à cette phrase de l’hymne «  Qui donc est Dieu pour nous aimer ainsi ? ».

Mona

* La Fraternité du Bon Larron   a été fondée en 1981 par le Père Yves Aubry, premier aumônier de la prison de Bois d’Arcy (Yvelines). Elle est une association catholique dont la  vocation est d’accompagner les détenus et sortants de prison par la correspondance, la prière et l’accueil amical.

Plus d’informations :  http://bonlarron.org

Ci-dessous un texte envoyé, pendant la Semaine Sainte, par un de nos priants suite à l’incendie de Notre-Dame de Paris :

 

 

Il est un brasier infiniment plus intense que celui qui a abîmé la cathédrale Notre-Dame. Plus discret, mais ô combien plus profond que tous les feux de haine déchirant notre humanité blessée: l'amour miséricordieux infini et inconditionnel de Dieu pour tous, dans lequel le mal sera consumé jusqu'à la racine, et à la lumière de laquelle se manifeste la dignité infinie de toute personne humaine. Ce feu de la miséricorde ne s'éteint jamais, il est le feu qui guérit, console et pardonne. Ce feu ne craint ni la haine, ni le mépris, ni les rancœurs, il les surpasse tous: "Il faut allumer ce feu de la grâce de Dieu, il faut allumer ce feu de la miséricorde". "Dans la miséricorde de Dieu, le monde trouvera la paix et l'homme trouvera le bonheur"
 

 

Alexandre G.

 

 

 

 


Deo gratias

n°78 - mars 2019

 

Bonjour à tous et à toutes,

 

   * Tout d‘abord un grand merci pour votre soutien, vos prières, vos conseils suite à mes interrogations quant à l’avenir d’UEDLP et également pour les dons en argent et en timbres. Et puis deux petits clins d’œil de la Providence ont éclairé mon chemin :

 

-          d’abord une citation de mon évêque Mgr Jacques Benoit-Gonnin : « Dieu donne la visibilité pour le pas d’aujourd’hui ».

 

-          et une petite phrase de Jacques Loew sur une carte envoyée par l’un d’entre vous : « C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière ».

 

Alors Deo gratias pour ce maintenant, cet aujourd’hui, même s’il est assombri par mon manque de confiance en la volonté du Seigneur.

 

 

 

*  Deo gratias également pour le très beau rassemblement diocésain vécu à l’église de Jésus Miséricordieux à Cambuston sur l’ile de La Réunion le 17 février dernier. Grâce à l’engagement et à l’efficacité de Père Christian Chassagne et de Marie-Céline Bret, nos référents UEDLP sur ce diocèse, 400 personnes se sont rassemblées pour célébrer la gloire de Dieu.

 

Je ne résiste pas à vous partager la réaction d’Antoine :

 

« Je rentre de Cambuston où l'Esprit Saint m'a conduit aujourd'hui pour le rassemblement annuel.  L'on ne rentre pas chez soi comme en l'ayant quitté le matin après une telle belle journée de ferveur.  Force et confiance sont les mots qui me viennent. J'ai pu partager avec des nouveaux et futurs priants.
C'est du bonheur pour cette œuvre qui vous lie et nous permet d'internationaliser nos prières. Malgré les difficultés rencontrées, (route du littoral fermée) nous étions suffisamment nombreux selon le  Père Christian que nous apprécions de retrouver.  L'Esprit-Saint nous permet de partager sur tous les plans dans cette journée fraternelle. Et rendez-vous est déjà pris pour 2020 avec l'approfondissement dans la connaissance de St Claude La Colombière. Remerciement à Dieu par l'Esprit agissant et bonne suite dans cette bonne année. »

Bon Carême à chacun.                                                                                                                                                 Mona        

 

* Nous avons reçu de nombreuses réactions après la publication du témoignage de Patrick Gody, dans le n° 79 de notre bulletin, auxquelles Père Bruno souhaitait répondre :

 

 Chers amis,

 

Le témoignage bouleversant, bousculant, du feuillet de Noël a amené diverses réactions, douloureuses, choquées ou de profonde communion.

 

Nous redire, même si l'évocation de l'horreur est épuisante à réentendre, que Noël n'est pas d'abord une petite fête gentille, ou même un besoin de souffler, d'avoir une parenthèse, une trêve, dans le déferlement de ce mal qui chaque jour nous arrive par vagues dans les médias. Mais Noël, c'est pour le chrétien, la lumière qui survient dans les ténèbres.

 

Sur les tableaux de la Crèche, on trouvait autrefois au bas de la mangeoire, soit un agneau des bergers aux pattes liées, annonciateur de la passion, soit même une couronne d'épine. C'est peu dire que Noël est introduction tout à la fois au Jeudi Saint (mangeoire), au Vendredi Saint et la Pâques du Seigneur.

 

UEDLP pourrait enfouir de tels textes ou, les publiant, les analyser, régir, argumenter avec ou contre, contextualiser. Mais nous croyons qu'il faut d'abord entendre ces mots du cœur et entendre l'appel à la prière plus insistante, plus endurante.

 

Redire enfin qu'UEDLP, c'est TOUTE maltraitance subie ou infligée. Mais comment ne pas entendre comme chrétiens ce qui se joue dans ce creusement du péché particulier qui se révèle jusqu'au cœur de notre Église, de son magistère !

 

Creuser la blessure ... ce n'est pas qu'un joli slogan, c'est une opération chirurgicale dont Dieu est lui-même le mystérieux chirurgien.

 

Noël et Pâques sont victoire, mais du crucifié ... pour que coule la Miséricorde.

 

Bon chemin de Carême : même en désert chacun peut revenir à la source de notre foi

 

Deo gratias.

                                                                     Père Bruno

 

 

 

 

* Enfin, un grand merci à Michèle Peyret de nous avoir envoyé cette poésie que nous vous proposons de méditer tout en priant pour les victimes et les auteurs des crimes de pédophilie dans l’Église. Que dans le cœur de chacun, une fois que seront mises à nu ces insupportables blessures, ces dernières reçoivent le baume salvateur de la Miséricorde.

 

Prions aussi pour tous les prêtres qui humblement et chastement demeurent les serviteurs de Notre Seigneur et nous offrent les sacrements de sa Miséricorde.

 

Prions pour notre Pape et nos évêques pour qu’ils puissent, par-delà le scandale, œuvrer pour la seule Gloire de Dieu.

 

 

 

Pourquoi le mal ?

 

 

Pourquoi la souffrance ?

 

Pourquoi la permets-Tu ?

 

Pourquoi ce mal immense ?

 

Cette douleur qui nous tue ?

 

 

 

Eternelle question

 

Toujours sans réponse

 

Brûlante interrogation

 

Qui dans la nuit nous enfonce.

 

 

 

Toi, Dieu Tu n’as pas de baguette magique

 

Tu ne nous prends pas pour des esclaves

 

Tu t’investis de compassion authentique

 

Et ce sont tes saintes plaies qui nous lavent.

 

 

 

Toi, ô Christ, Tu nous réponds par ta croix

 

En venant la vivre avec nous jusqu’au bout

 

Et dans cet amoureux combat

 

Tu nous sauves dans l’amour le plus fou.

 

 

 

Ici-bas rien n’est pire

 

Que de voir souffrir un enfant

 

Ses larmes nous inspirent

 

La compassion et le déchirement.

 

Notre seule réponse instinctive

 

Est de le prendre dans nos bras

 

Avec cette peine si vie

 

Qui nous porte à le sortir de là.

 

 

 

Nous n’avons pas d’explication

 

Mais des solutions humaines

 

De compassion et de pardon

 

Qui nous font supporter nos pires peines.

 

 

 

La misère est un scandale

 

Et dans un monde individualiste

 

On finit par considérer ce mal

 

Comme si c’était fatal qu’il existe.

 

 

 

Humbles et aimants

 

Au milieu de tous nos frères

 

Toi, ô Christ, Tu marches devant

 

Et Tu nous espères.

 

 

 

Heureux ceux qui se lèvent

 

Pour soulager et rencontrer nos frères

 

Et qui toujours ont sur les lèvres

 

Le mot d’amour qu’ils espèrent.

 

 


 

Réparation pour le Saint Nom de DIEU,

Son Église et Son Œuvre

n°79 - Décembre 2018

 

Bonjour à tous et à toutes,

En cette fin d’année plusieurs sentiments se bousculent dans mon cœur quant à l’avenir d’UEDLP.

-          Comment continuer à vous envoyer les bulletins trimestriels aux plus de 1400 priants-courrier avec cette nouvelle augmentation du prix du timbre annoncée en janvier 2019 : 0.88€ pour la lettre verte et 1.05€ x2 pour les envois vers nos priants à l’étranger (entre 8 et 10% de +).

Encore merci à tous ceux qui nous font parvenir des timbres régulièrement qui sont de plus en plus essentiels à notre fonctionnement.

-          Malgré le dévouement du Père Christian et de Marie-Céline à La Réunion, les différentes rencontres ne se soldent que par une mobilisation modeste des priants.

-          Enfin de nombreuses rencontres pour lesquelles nous avons lancé des invitations n’ont eu aucun écho ou si peu : 5 personnes lors de notre conférence en mars à Beauvais et à deux voix avec Ludo du Bon Larron qui était venu du Sud de la France. A Thiais le 2 juin, 1 seule personne. Quelques personnes également au Sanctuaire des Hauts Buttés le 2 août…

Nous connaissons votre prière fidèle pour l’enfant et pour l’adulte, mais sans votre aide à nous faire connaitre, sans votre volonté à « être disciple du Christ » en invitant d’autres chrétiens à nous rejoindre, sans votre prière pour que notre œuvre se développe… UEDLP ne pourra poursuivre sa mission à faire connaitre la Miséricorde.  Alors merci de votre aide, merci de votre prière et

 

TRÈS BELLE FÊTE DE LA NATIVITÉ

et TRÈS BONNE ET SAINTE ANNÉE 2019

 

Mona

 

Merci à Patrick Gody, priant UEDLP, pour ce  beau texte que nous vous proposons – avec son accord –   de découvrir :

Réparation pour le Saint Nom de DIEU,

Son Église et Son Œuvre

 

Toi seul sait depuis combien de temps Ton Église baigne dans la pourriture de la pédophilie,

Et Toi seul sait qui a commis ces crimes  et qui  a refusé de les dénoncer par ‘’obéissance’’ non pas à Ton Saint Nom, mais à satan.

Ainsi satan a pu prospérer au cœur de Ton Eglise avec la bénédiction de tous ceux qui ont parlé de Toi avec des mots qui ont retenti comme des cymbales, tandis qu’ils ne sont  que des sépulcres blanchis.

Leurs mains ont servi à donner ton corps et ton sang qu’ils ont souillé en permanence, après avoir souillé le corps, le cœur, et l’âme de tes petits.

Comment des hommes ‘’dits’’ de DIEU qui s’époumonent à nous faire croire qu’ils ont été appelés par Toi, peuvent-ils avoir répandu la pourriture, tout et en étant protégés par d’autres  sans qu’aucune de leur conscience ne se révolte ?

Comment ont-ils pu regarder la Croix de Ton Fils sans défaillir face à l’innommable de leurs actes répétés ?

En Matthieu 18,5 je rappelle les Paroles de ton Fils Jésus, d’une clarté absolue, sur lesquelles chaque criminel qui a commis et/ou omis  doit méditer jusqu’à temps de baigner dans une rivière de larmes purificatrices.

‘’Qui accueille en mon nom un enfant comme celui-là, m’accueille « moi-même »

Christ ne nous dit-il pas là ? ‘’Ce que vous avez fait à cet enfant, c’est à moi que vous l’avez fait ‘’!!!

Cela est confirmé par ces autres paroles en Luc 17;1-2

‘’Il est inévitable qu’il y ait des causes de chute. Mais malheureux celui par qui  la chute arrive. Mieux vaut pour lui qu’on lui attache au cou une meule de moulin et qu’on le jette à la mer et qu’il ne fasse pas tomber un seul de ces petits. Tenez-vous sur vos gardes.’’

Tu sais que j’ai  également été confronté à  cette horreur en août 1964 à l’âge de 11 ans, mais que j’ai trouvé la force de repousser celui qui a tenté d’abuser de mon innocence et que je l’ai dénoncé !

Tu sais également qu’à la suite de cela j’ai fermé la porte de l’Église et que je t’ai fermé la porte.

Et dans ton immense Amour tu m’as fait traverser un désert de 40 années jusqu’à ce jour béni du 06 Octobre 2006, où  Tu m’as envoyé Ton Fils qui m’est apparu dans Son Corps de Lumière.

C’est  aussi pour cela  que tu me donnes la force et le devoir de poser cet acte de réparation.

Dans ces conditions d’infamie et de trahison permanentes, faut-il encore s’étonner du si peu de  spiritualité en ton église et du déclin de plus en plus marqué de celle-ci ?

Le monde est entre les mains de satan et si tu ne portais pas l’Église avec Ton Fils, elle n’existerait plus.

Maintenant que  le temps  est  venu de la libérer  de cette ignominie, au nom de la radicalité du lien qui unit chaque chrétien à Ton Fils Jésus, un changement  tout aussi radical doit être initié, et ce, jusqu’à temps  que tous ceux qui ont œuvré pour satan soit par commission, soit par omission, soient définitivement écartés parce que leur père c’est le diable et non Toi !!

C’est alors que tu pourras envoyer de nombreux ouvriers pour une  moisson nouvelle si tel est Ton Souhait.

Et tandis que notre monde humain est entré depuis l’ère de l’industrialisation, dans l’obsession  de l’augmentation d’un taux de croissance qui finira carbonisé sur l’autel du ‘’fini humain,’’ je lance ce  cri  vers Toi pour que naisse dans les cœurs et les âmes la prise de conscience que seul Ton Amour peut faire grandir éternellement le  taux de  croissance de Ta Spiritualité Infinie.

Enfin, au nom de l’Amour que Tu  Es et des ¨Paroles de Ton Fils en Matthieu 5 ; 43-45, il reste pour tous ceux qui sont encore debout et qui veulent et doivent le rester par fidélité à Ton Saint Nom, religieux et  laïcs confondus, à prier toujours plus pour ces âmes actuellement damnées, afin qu’elles te reconnaissent Toi et Toi Seul, et  qu’elles soient je le souhaite de tout mon cœur autant que de toute ma douleur, arrachées des mains de satan.

 Patrick Gody, novembre 2018


 

La prière d’un pauvre,

qui prie pauvrement

pour d’autres pauvres

n° 78 - juin 2018

 

 

Bonjour à tous et à toutes,

Rendons grâce au Seigneur pour cette belle rencontre vécue auprès de la Communauté des Annonciades de Thiais ce 2 juin dernier.

Rendons grâce au Seigneur pour le beau témoignage d’une des sœurs de cette communauté. Par une seule petite phrase, elle nous a dit son cœur en disant : « Je vous assure de ma prière pour mes deux petits. ».

Combien il est réjouissant t’entendre ces mots et combien ils peuvent nous aider à laisser le Seigneur nous guider à prier d’une même compassion pour l’enfant maltraité et l’adulte maltraitant qui nous sont confiés.

Rendons grâce au Seigneur pour Mickaël Jouffroy qui a été ordonné prêtre ce dimanche 17 juin en la cathédrale de Beauvais.

Et unissons notre prière pour Sébastien qui chemine vers l’ordination diaconale en octobre prochain.

Tous les deux sont priants UEDLP depuis des années et tous deux du Diocèse de Beauvais.

Rendons grâce au Seigneur pour l’invitation que nous a été faite de participer le jeudi 2 août au pèlerinage de la Portioncule au Sanctuaire Saint Antoine des Hauts-Buttés à Monthermé dans les Ardennes françaises et d’y témoigner. Nous espérons vous croiser et prier avec vous, notamment avec nos amis belges, priants UEDLP ou non.

Enfin nous souhaitons à tous ceux et celles qui pourront en profiter de bonnes vacances estivales … ou hivernales, selon l’hémisphère où l’on se trouve… et notamment  à nos priants sud-américains, africains, australiens, malgaches,  mauriciens et réunionnais.

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La prière d’un pauvre,

qui prie pauvrement pour d’autres pauvres.

 

LE péché, finalement, ce ne sont pas les gros péchés tels qu’ils apparaissent à nos yeux.

LE péché, c’est le manque de Miséricorde, l’incapacité à être Miséricordieux.

LE péché, c’est le refus de faire Miséricorde.

C’est LE péché, car contre cela, Dieu lui-même qui nous a créé à son image, libres, ne peut rien.

La Petite Thérèse l’avait bien senti : « On pourrait croire que c’est parce que je n’ai pas péché que j’ai une confiance si grande dans le bon Dieu. Dites bien, ma Mère, que, si j’avais commis tous les crimes possibles, j’aurais toujours la même confiance ; je sens que toute cette multitude d’offenses serait comme une goutte d’eau jetée dans un brasier ardent. »

Ceci acquis, Dieu me sera miséricorde, il reste à ce que moi, je devienne aussi miséricorde, car nous lui demandons à l’enseignement du Sauveur : pardonne-nous comme nous pardonnons aussi (Mt 6,12). Et aussi : c’est à la mesure dont vous pardonnerez qu’il vous sera fait miséricorde (Mt 7,2). Et ce refus révèle alors que je croyais être avec et chez le Père, mais qu’en vérité, je suis dehors, refusant d’entrer (Luc 15, 28)

Les broutilles d’un ami, je sais pardonner.

Mais ce pardon, jusque-là, de la méchanceté des méchants … Ça, je ne le sais pas. Le mal qui parfois même se renouvelle, épuise ma pauvre bonne volonté qui s’essayerait même à pardonner.

Et quand bien même ce mal appartient au passé, ce souvenir me ronge, la douleur encore active qui m’assaille, jusque dans mes cauchemars.

Et surtout, si Dieu pardonne, je ne peux imaginer et encore moins désirer me retrouver un jour réconcilié avec cet autre, celui qui m’a blessé, au ciel. Si Dieu le sauve, je peux aller jusqu’à demander à me retrouver en enfer pour ne pas vivre le face-à-face.

Alors il me reste, même de mauvaise bonne volonté, à obéir à l’injonction du Christ : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous persécutent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et vous persécutent (Mt 5, 44).

Tel peut refuser … c’est trop énorme, impossible.

Mais moi, j’ai essayé … et j’ai réussi.

Mais, peu à peu, j’ai réalisé que ma prière était bien pauvre. Je priais de fait pour telle ou tel, mais avec un cœur dur, méprisant, sans beaucoup d’espérance de leur conversion, et surtout, sans joyeux désir de les retrouver, un jour, au ciel.

Bref, j’ai découvert que ma prière pour ces pauvres, était une pauvre prière.

Dieu me pardonne à chaque confession, et peu à peu, il m’a rappelé mes péchés et m’a invité à ne pas comparer. Mon jugement sur les autres que je n’aime pas, ou si mal, si difficilement, est sévère, dur, et toujours injuste.

Et moi qui compare, qu’est-ce que je sais de leur degré de responsabilité ?

Et surtout, Dieu qui pourrait comparer et tous nous damner, n’aime pas la mort du pécheur (Ez 18, 23), alors que pour moi, la mort de ces ‘salauds’, ces autres, ne m’est pas si insupportable. Et si mes fautes me semblent mineures, peccadilles, est-ce que je mesure la grâce d’avoir été sauvegardé des grands péchés, et que ma vertu est toute grâce de Dieu dont la miséricorde m’a devancé.

Bref, quand je prie, j’ai appris à ne jamais oublier que je ne suis pas un riche qui prie. Cela, c’est la prière du pharisien. Mais que je ne peux prier légitimement que si je sais que je suis moi-même pauvre gracié.

Il n’y a que Christ qui a été un riche qui a légitimement prié richement pour les pauvres. Car dans sa tendresse, il a su se faire pauvre pour nous rejoindre et nous sauver.

Finalement, j’ai découvert que la prière ne vaut que si elle est celle d’un pauvre qui sait prier pauvrement pour un autre pauvre.

La prière de l’arrogant ne sert pas Dieu et dessert même le priant.

Seule la prière d’un pauvre priant pauvrement pour un autre pauvre peut être agréée du Père, et servir au chemin de cet autre pauvre que Dieu veut confier à ma pauvre prière.

On voit bien que notre prière en UEDLP nous conduit à cette conversion de nos prières.

Quel cadeau de le découvrir et de pouvoir en vivre !

Mona et Père Bruno

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Seigneur, nous voulons prier pour les bourreaux, mais tout seuls, nous n'y arrivons pas.

Dans ce monde de barbarie, comment vivre en vérité ton second commandement ?

C'est toute l'humanité qui est malade. Nous confondons justice et pardon,

Nous ne savons pas comment prier d'un cœur sincère pour ceux qui torturent et qui tuent.

Toi, Seigneur, tu as souffert de la méchanceté des hommes,

et tu n'as retenu contre eux qu'amour et compassion devant leur aveuglement.

Que peuvent apporter de plus à l'immensité de ta miséricorde nos prières défaillantes ?

Et pourtant, Seigneur, nous osons croire que tu attends de nous non seulement de lutter pour que cesse un jour cette déchirure profonde dans notre humanité, mais un surcroît d'amour qui nous associera à ton œuvre de rédemption.

Début de la « Prière pour les bourreaux » de l’ACAT


La nécessité de rendre

le monde plus humain

n°76 - mars 2018

 

Bonjour à chacun et à chacune d’entre vous. Que le Seigneur vous bénisse.

Merci Seigneur pour tant de bienfaits !

Notre œuvre vit son "bonhomme de chemin" commencé le 15 février 2000, il y 18 ans désormais. Que de grâces reçues au cours de ces nombreuses années.

Merci Seigneur pour tant de bienfaits !

o pour les deux rencontres vécues sur le diocèse de Versailles:

o un grand merci à la Paroisse des Mureaux et en particulier à ses prêtres et à Christiane Robeiri pour la belle rencontre vécue le 24 février.

o   un grand merci également au Père Dominique et à son équipe pastorale pour avoir organisé un temps d’action de grâce et de fraternité le 4 mars à Sartrouville.

          Merci Seigneur pour tant de bienfaits !

 o pour le témoignage commun de Ludovic Perez de la Fraternité des prisons « Le Bon Larron » et d’UEDLP qui aura lieu le 16 mars à 20h00  à la maison diocésaine de Beauvais. (101 rue de la Madeleine)

         Merci Seigneur pour tant de bienfaits !

o  pour le rendez-vous que nous vous proposons le 2 juin au  Monastère de l’Annonciade de Thiais (38 Rue Jean François Marmontel, 94320 Thiais)

En ce temps de Carême, nous vous proposons de méditer un texte de Saint Jean-Paul II. Puisse-t-il éclairer notre regard que nous portons aux autres, ceux pour qui notre cœur est de pierre, ceux pour qui notre cœur n’est pas encore assez miséricordieux .

 

La nécessité de rendre le monde plus humain

 

«  Si le pape Paul VI a indiqué à plusieurs reprises que la « civilisation de l'amour » était le but vers lequel devaient tendre tous les efforts dans le domaine social et culturel comme dans le domaine économique et politique, il convient d'ajouter que ce but ne sera jamais atteint tant que, dans nos conceptions et nos réalisations concernant le domaine large et complexe de la vie en commun, nous nous en tiendrons au principe « œil pour œil et dent pour dent » (Ex 21,24; Mt 5,38), tant que nous ne tendrons pas, au contraire, à le transformer dans son essence, en agissant dans un autre esprit. C'est aussi dans cette direction que nous conduit le Concile Vatican II, lorsque, parlant d'une manière répétée de « la nécessité de rendre le monde plus humain » (GS 40), il présente la mission de l'Église dans le monde contemporain comme la réalisation de cette tâche. Le monde des hommes ne pourra devenir toujours plus humain que si nous introduisons dans le cadre multiforme des rapports interpersonnels et sociaux, en même temps que la justice, cet amour miséricordieux qui constitue le message messianique de l'Évangile.

      Le monde des hommes pourra devenir « toujours plus humain » seulement lorsque nous introduirons, dans tous les rapports réciproques qui modèlent son visage moral, le moment du pardon, si essentiel pour l'Évangile. Le pardon atteste qu'est présent dans le monde l'amour plus fort que le péché. En outre, le pardon est la condition première de la réconciliation, non seulement dans les rapports de Dieu avec l'homme, mais aussi dans les relations entre les hommes. Un monde d'où on éliminerait le pardon serait seulement un monde de justice froide et irrespectueuse, au nom de laquelle chacun revendiquerait ses propres droits vis-à-vis de l'autre...

      C'est pourquoi l'Église doit considérer comme un de ses principaux devoirs -- à chaque étape de l'histoire, et spécialement à l'époque contemporaine -- de proclamer et d'introduire dans la vie le mystère de la miséricorde, révélé à son plus haut degré en Jésus Christ. »

Saint Jean-Paul II

Encyclique « Dives in misericordia » ch. 7, §14

(trad. © Libreria Editrice Vaticana)

 

On a beau être prêtre depuis plus de 30 ans, on en découvre sans cesse, c’est évident, mais c’est aussi merveilleux !

Voici peu, je découvrais la “Messe 43” du Missel Romain qui nous invite à “Prier pour ceux qui nous font du mal” … Quelle justesse.

Je découvre aussi peu à peu combien le thème de la Miséricorde arrive, je pourrais dire, des deux côtés, des deux cœurs des deux Saints Cœurs de Jésus et Marie.

On le sait du côté du Sacré Cœur, au XVI° siècle avec Sainte Marguerite-Marie et notre saint patron Saint Claude La Colombière, et au XX° siècle avec Sainte Faustine et Saint Jean-Paul II.

Mais je réalise, si je peux dire, qu’il en va de même du côté du Saint Cœur de Marie.

A Lourdes, voici 160 ans, il était demandé de prier “pour les pêcheurs” et à Fatima, il y a 101 ans, il était demandé aussi de prier et de faire pénitence “pour le salut des âmes qui en ont le plus besoin”.

Si on contemple un peu ces divers messages, force est de constater que tout converge.

Là encore, c’est évident de la part du Ciel, du Fils de Dieu et de sa Mère en si parfaite union, et c’est beau à contempler !

Je n’y peux rien, je suis touché, et je suis heureux de vous partager ce qui surgit dans ma prière et ma contemplation.

Le Ciel ces deniers siècles, focalise son œuvre sur ce décentrement de notre prière.

Voici un siècle, on priait encore à ce qu’il parait, en chantant : “Je n’ai qu’une âme, et je veux la sauver !” … qu’une âme … la mienne seule semble m’intéresser.

Aujourd’hui, on décentre le regard, on inverse l’intention :”Je n’ai qu’une âme à sauver, celle de plus pêcheur d’entre les hommes”

Vous en conviendrez, en soi, rien de neuf. Tout ceci n’est que du pur Évangile : le Bon Pasteur cherche … la centième brebis.

Mais il semble que le Ciel sente la nécessité de nous le rabâcher infiniment.

Et UEDLP est heureux de concourir, à sa modeste place, à cette évangélisation de notre prière de chrétiens souvent un peu païens !

Quel bonheur!

Père Bruno

 

 

Enfin un très beau témoignage d’une priante, Agnès :

« Votre belle proposition, prier pour l’enfant, l’innocent, la victime, ET pour la personne qui lui fait du mal, continue à me faire voire la vie autrement. A ces 2 prénoms, j’ajoute le mien pour constituer un " petit groupe de 3 pauvres pèlerins " dont le Point Commun est ce désir de bonheur, de lumière, de paix, d’amour, de pardon = Jésus.

Je rêve que nous 3, pauvres pèlerins, nous retrouvions un jour, tout heureux, tout contents, sauvés ! Pour Chanter notre grande louange émerveillée à Notre Père. C’est un peu comme ça que je vois les choses en ce moment. »


COLÈRE ET MISÉRICORDE

n° 75 - Décembre 2017

 

Bonjour à chacun et à chacune d’entre vous.

 

En cette fin d’année rendons grâce à Dieu pour toutes les personnes que nous avons rencontrées et tous les lieux où UEDLP a été accueilli : le Canada, l’Ile Maurice et de nombreux diocèses français : La Réunion, Arras, Reims, Moulins, Créteil, Clermont-Ferrand, et bien sûr de Beauvais, notre diocèse.

Et pour répondre à la question d’une priante du diocèse de Dijon reçue il y a quelques jours avec des  timbres si précieux à la poursuite de nos envois : « Avez-vous de nouveaux priants ? J’en étais à 3500. ».  Eh bien, nous avons dépassé en novembre les 4500 priants !

Gloire et louange à toi Seigneur !

Notre prochaine rencontre aura lieu le samedi 24 février après-midi dans la paroisse des Mureaux dans le diocèse de Versailles. Plus d’informations vous seront communiquées via notre site et Facebook. Néanmoins, vous pourrez contacter Christiane Robeiri des Mureaux par courriel : lepoivron@hotmail.fr 

Enfin nous vous souhaitons un  TRÈS BEAU ET SAINT NOËL

 

COLÈRE ET MISÉRICORDE

En lisant le magazine diocésain « Missio », distribué gracieusement dans de nombreuses paroisses par des bénévoles – que je remercie grandement –, un éditorial de mon évêque m’a donné à méditer :

Colère ? Et après ?

A un moment ou à un autre, la colère est une réaction naturelle qui surgit dans le cœur de tout être humain. En schématisant, il est possible de lui voir deux sources. L’une plonge dans un « ego » blessé, tenté par la violence et la suppression de l’adversaire ; l’autre est provoqué par une forme d’injustice en certaines circonstances.

Le premier travail humain consiste à diagnostiquer la cause de la colère ; ensuite, pourra venir la réaction. Dans le premier cas, la reconnaissance de la part d’orgueil appellera une réaction faite d’humilité. Dans le second cas,  il s’agira de savoir comment établir la justice. Dans les deux cas, la colère ne saurait justifier la destruction de l’autre ! La maîtrise de soi et du recul aideront à construire un avenir juste et fraternel. Au-delà de la colère, l’important est l’avenir et sa fécondité dans la charité.

Mgr Jacques Benoit-Gonnin, évêque de Beauvais, Noyon et Senlis

pour le département de l’Oise

reproduit avec l’aimable autorisation du journal Missio

 (n°17 – septembre 2017)

 

En fait, si j’ai résonné à l’article de mon évêque, c’est suite à ma réaction liée à l’annonce, par un de nos priants, d’un cas de maltraitance extrême et physique sur un petit garçon dont je tairai le prénom.

D’abord, la colère sourde et silencieuse devant tant d’horreurs décrites et ma prière pour l’enfant. Mais rien pour les adultes coupables ; mon cœur mais aussi ma conscience refusait la prière allant jusqu’à argumenter ma position devant Dieu. Cette colère avait obscurci la Miséricorde qui est à l’œuvre dans d’UEDLP.

Comment des parents peuvent faire  cela à leur enfant ? Comment voir ces personnes comme des frères et sœurs dignes de ma prière ? Il était évident que mon cœur n’était pas indifférent au sort de ses parents, mais si ma prière était, elle n’était que cris et réprobation et condamnation.

Il m’a fallu plusieurs longues heures pour que l’Esprit Saint puisse apaiser mon cœur.

D’abord la prise de conscience de cette colère, puis par la grâce de la conversion, la re-connaissance de ces adultes « pauvres » comme mon frère et ma sœur, eux aussi, créés par Dieu et aimés du même Amour que moi.

Par mes forces seules, la colère aurait pu persister, voire se transformer en haine et en sentiment de vengeance. Mais avec la force de l’Esprit, la grâce de la prière m’a été redonnée. Car comme il est dit au chapitre 15, versets 4-5 de l’Évangile selon Saint Jean, je ne puis rien sans l’aide du Christ :

« Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s'il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi. Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire. »

Comme le dit Mgr Benoit-Gonnin : « Au-delà de la colère, l’important est l’avenir et sa fécondité dans la charité ».

Aussi si mon cœur est prompt à condamner, par la grâce de Dieu, ma conversion devient source de miséricorde reçue et redonnée :

-          reçue dans le Sacrement de la Réconciliation,

-          redonnée par la prière renouvelée et revivifiée pour ces adultes qui font souffrir des enfants.

 Que le Seigneur donne à chacun et à chacune la grâce que j’ai reçue : celle d’entrevoir mon cœur de pierre se fissurer un peu pour que la Miséricorde fasse son œuvre d’Amour.

Telle est mon espérance et ma prière.

Mona


Visite à La Réunion et à Maurice

N° 74 – Septembre 2017

Bonjour et union de prière !

Au mois de juillet nous avons vécu un temps de grâce lors de notre visite à La Réunion et à Maurice.

Rendons grâce au Seigneur pour ces merveilleux moments et rencontres. Tant de temps de prière, de visages, de paysages sont gravés dans nos cœurs !

Merci Seigneur !

 

 A La Réunion avec Mona et le père Bruno du 11 au 16 juillet 2017

Le Seigneur a fait des merveilles ! Magnificat !

Avec cette belle œuvre de prière « UEDLP » la visite de Mona et du père Bruno dans notre diocèse est une grâce de l’année de la Miséricorde. En effet depuis l’Année Sainte de la Miséricorde les « Petites Flammes de Miséricorde » continuent à répandre le feu de l’amour et de la joie. Nous avons vu croître le nombre de priants après des temps forts de rencontres et d’actions de grâce. Nous nous sommes réunis dans deux des quatre églises où avait été  ouverte la Porte Sainte : à  Cambuston église Jésus Miséricordieux le 10 juillet 2016 et à Colimaçons Saint-Leu église du Sacré Cœur le 24 septembre 2016.

    Le 26 février 2017 nous avions rendu hommage à notre saint patron saint Claude la Colombière au cours d’une rencontre à Cambuston. Pour l’Eucharistie fervente et joyeuse le Seigneur nous avait fait un beau cadeau : nous avions fait la connaissance de Jean Noël DALY, qui nous faisait découvrir le chant « Un enfant dans la prière » et il est resté fidèle à nos rencontres UEDLP !

Gloire et louange à toi Seigneur !

Mona et le père Bruno nous ont partagé des moments forts vécus au cours de leurs diverses rencontres en France ou dans d’autres pays, en nous livrant aussi quelques-uns de nombreux témoignages qui les ont touchés.

Dans notre diocèse beaucoup de priants n’ont pas pu être avec nous en raison de leurs vacances en famille à la Réunion ou en Métropole. D’autres priants ont appelé : décès, soucis de santé…J’ai été très touchée... Quel attachement à cette belle œuvre de prière ! Nous les avons portés dans nos prières.

Nous, chrétiens, « les vrais chrétiens » comme le dit si bien, père Bruno », qui avons choisi de suivre Jésus, avons pour mission d’aider notre prochain, nos frères à choisir la bonne direction, à nous évangéliser pour évangéliser les autres.  C’est cela aussi notre rôle de priant, car nous avons à prier encore plus pour l’adulte maltraitant, le méchant afin qu’il retrouve Le Chemin ! L’enfant, l’adulte et le priant nous sommes « enfants de Dieu » et nous suivons  Ce Chemin pour grandir dans la foi afin d’être des témoins vivants de l’Amour de Dieu.

Avec la devise de « UEDLP : creuser  la blessure pour que coule la miséricorde » Mona et le père Bruno nous ont rappelé les trois principes de cette œuvre de prière : la gratuité, la liberté et l’endurance. Ce qui veut bien dire que nous n’avons aucune contrainte, et ce n’est pas « une chaîne de prière ».

Merci Seigneur

~ pour Mona et le père Bruno qui ont fait le déplacement. Ils nous ont vraiment réconfortés, non seulement en tant que priants ou futurs priants, mais en tant que baptisés : Dieu nous aime chacun tels que nous sommes ! Leur attachement à cette belle œuvre de prière et leur témoignage nous ont encouragés, aidés à avoir un cœur disponible à l’écoute de la Parole de Dieu, afin de découvrir ou redécouvrir l’Amour de Dieu et sa miséricorde infinie !

Merci Seigneur

~ pour le beau temps pendant toute la semaine, pour la route libre tout au long de nos déplacements car les planteurs avaient arrêté leurs manifestations.

Merci Seigneur

~ pour nos sœurs dominicaines de Saint-Denis et nos sœurs du Carmel des Avirons qui ont accueilli  Mona et le père Bruno.

Merci Seigneur

~ pour le père Bernard Antaya qui nous a aidés et soutenus dans l’organisation de ces rencontres malgré les charges de son ministère.

~ pour  les prêtres, les priants et leurs amis, qui  nous ont accueillis en paroisse, chaleureusement, dans la joie et la simplicité : La Source, Saint-Paul, La Ravines des Cabris, Colimaçons, Sainte-Rose et Cambuston.

~ nous avons pu vivre l’Eucharistie dans la joie et l’action de grâce : avec l’homélie du père Bruno, et bien sûr nous avons chanté « Un enfant dans la prière » qui résonnait dans notre cœur à chaque rencontre    

~ pour les moments fraternels « incontournables » autour des marmites pour le repas partagé, des belles rencontres qui nous ont permis de créer des liens d’amitié.

Merci Seigneur

~ pour la disponibilité de Mona et du père Bruno, à chacune des rencontres ils ont pris du temps pour se mettre à l’écoute des personnes désirant confier et partager leur situation personnelle : que de sourires et de visages épanouis au moment du départ ! Tous se pressant de faire leur inscription afin d’obtenir les prénoms….Mona avait tout prévu : elle avait sa liste sous la main !  

~ avec Marie à la suite de Jésus nous apprendrons à « rendre Amour pour Amour », devise du père Boiteau, à qui la paroisse de Cilaos avait rendu hommage. Quelle joie pour Mona de nous la faire intérioriser !

Merci Seigneur

~ pour Jean Noël DALY qui a mis en musique cette belle prière « Un enfant dans la prière »w, il nous a accompagnés avec ses amis lors de nos rencontres : que de joie et d’émotions lors de la messe de clôture à Cambuston en l’église Jésus Miséricordieux !

Merci Seigneur

~ pour Eulalie qui m’a donné son « OUI » pour m’accompagner lors des rencontres. Elle a été très heureuse, car c’était « son pèlerinage »…

-pour toutes les personnes qui m’ont soutenue et aidée dans toute l’organisation.

   Je rends grâce au Seigneur de m’avoir choisie pour cette mission avec Mona et le père Bruno

« Merveilles, Merveilles que fit pour nous le Seigneur » !

Unissons-nous à la Miséricorde de Dieu.

Bien fraternellement.

 

Marie-Céline, référente laïque UEDLP à La Réunion

 

Du 17 au 20 juillet : Maurice

De nouveau, il nous faut remercier le Père Christian Chassagne pour ses amis de l’ile Maurice, ile voisine de la Réunion, qu’il a intéressés à UEDLP et à notre accueil chez eux :

Merci donc d’abord au Père Jean-Claude Veder qui a tout organisé pour notre court séjour : messes, conférence, visites à des homes d’enfants, aux vicaires généraux, à l’institut de formation, aux médias diocésains, au Carmel ...

Merci aussi à ceux de la petite équipe si sympathique qu’il a mobilisée pour nous accompagner et introduire partout, à savoir Vylet Moothia et Vincent Seetaram.

Merci enfin, à Nicolas Prodigson, autre ami du Père Christian, qui nous a pris en charge dès l’aéroport puis a été d’un bel accueil, chez lui à sa table et nous véhiculant sur toute l’ile.

Père Bruno

 

Que de merveilleux souvenirs ! Tant de rencontres, de regards, de temps de prière, de repas, de chants partagés.

L’accueil si chaleureux au Carmel à Solferino, le témoignage devant des personnes âgées et leur dire l’importance de leur prière bien au-delà de leur sentiment de l’inutilité… et ces beaux moments passés avec les enfants que la vie a blessés, leurs rires et cette tendresse partagée et la joie de se savoir tous aimés par Dieu.

Enfin la messe à Pointe aux Sables animée par les hommes de ZVZ et cette fabuleuse matinée dans le quartier d’Anoska : que de joies ! Que de foi ! Merci Seigneur !                                                                                             Mona

 

Pour écouter le chant « Un enfant dans la prière » composé par Jean-Noël sur les mots d’une prière de Mona. Un grand merci également à Jean-Raymond et Grégory pour la guitare et les voix, merci de cliquer ICI


1917 - 2017 Fatima

n°73 - Juin 2017

Bonjour à toutes et à tous,

Tout d’abord, en ce mois de juin, nous vous souhaitons, pour ceux et celles qui pourront en profiter, de très bonnes vacances.

Qu’il soit donné à chacun(e) d’adorer Dieu dans sa Création :

« Ah! Seigneur Eternel, Voici, tu as fait les cieux et la terre

Par ta grande puissance et par ton bras étendu:

Rien n’est étonnant de ta part »       Jérémie 32,17

Un grand merci à tous ceux qui nous accueilli ces derniers mois et nous ont permis de présenter UEDLP :

-          Père Georges et Charles au Sanctuaire Saint Antoine des Hauts Buttés dans les Ardennes, fin avril.

-          Marie-Annick, responsable régionale et Gérard, responsable diocésain  des Équipes du Rosaire, lors du rassemblement diocésain à Moulins sur Allier, en mai.

Merci également à Emmanuelle-Elisabeth qui a organisé une nuit d’adoration aux intentions d’UEDLP à Sucy en Brie, mi-juin.

Un merci aussi :

-           au Père Bernard et à Marie-Cécile qui ont œuvré pour mettre en place notre venue et nos interventions à La Réunion du 11 au 16 juillet (nos ami(e)s réunionnais(e)s trouveront le programme en pièce jointe)

-          au Père Jean-Claude et à Nicolas qui ont œuvré pour mettre en place notre venue et nos interventions à l’ile Maurice du 17 au 20 juillet (nos ami(e)s mauricien(ne)s trouveront le programme en pièce jointe)

Merci de nous accompagner par votre prière fraternelle lors de ces séjours qui nous permettrons de rencontrer les très nombreux priants de l’Océan Indien.

 

« 1917-2017 Fatima »

 

Comme beaucoup en ce printemps, nous avons pu célébrer le Centenaire des apparitions de Fatima, et nous étonner sans devoir être surpris, au-delà des apparences, de retrouver là encore, ce même thème de Miséricorde.

Les apparences, c’est le côté qui semble bien vieillot aux modernes que nous sommes, en 2017, de l’enfer. En effet, il y a juste un siècle, en juillet 1917, entre autres apparitions, messages et visions, Marie va faire voir aux trois enfants, l’enfer.

Aujourd’hui, cela nous choque. Pourquoi Marie montre-elle aux enfants ce spectacle de l’enfer ?

On peut imaginer une première réponse : ce serait pour les effrayer, et les inviter de façon décisive à choisir le chemin du ciel.

Mais cela n’est pas dans l’ordre de l’Amour, et ces enfants sont plutôt de gentils enfants, déjà bien orientés vers le ciel. Ce ne peut donc être cette raison.

On peut imaginer une seconde raison : ce serait pour leur confier un message, message de menace, à transmettre de façon décisive à ceux de ces hommes qui s’obstinent dans le péché grave, de blasphème contre Dieu et d’injustice envers leurs semblables.

Mais, cela n’est pas non plus dans l’ordre de l’amour et moins que jamais, cette menace n’impressionne aujourd’hui le pécheur endurci, et puisque Dieu n’aime pas la mort du pécheur, il faudrait autre chose pour amener celui-ci à se convertir.

En fait, il doit y avoir une troisième raison, qui sera la bonne : si le ciel informe les enfants du drame de l’enfer, c’est pour les inviter eux, à entrer en plus grand amour envers les pécheurs, pour s’immerger dans la prière et la pénitence pour la conversion et le salut des pécheurs.

C’est pour inviter ces enfants à progresser en vie chrétienne afin de devenir miséricordieux comme le Père

C’est pour éveiller leur cœur à ce désir de salut envers ces frères pauvres, endurcis dans le péché.

On retrouve le même engagement de Thérèse de Lisieux envers Panzini qui va être guillotiné. Condamné à mort sur la terre par la justice des hommes, il faut surtout le sauver de la mort éternelle.

Et vous imaginez aisément, on retrouve Un Enfant Dans La Prière, dont le message est de même nature, non seulement aider l’enfant maltraité à vivre un chemin de résilience, de résurrection, mais aussi, le maltraité à sortir de son péché, de son crime, afin que lui aussi, se convertisse, retrouve sa vocation d’enfant de Dieu et de frère de sa victime.

La conversion des trois enfants à cette compassion pour les pécheurs endurcis en péril d’enfer est de même nature évangélique que la compassion qu’UEDLP propose non seulement envers la victime mais aussi envers le méchant, afin qu’il soit sauvé. Et comme les trois enfants, le priant en UEDLP est invité à devenir prière pour le maltraitant.

Il faudrait juste ajouté, éclairés par le massage de Fatima, à devenir prière ET pénitence.

Thérèse, Fatima, UEDLP sont de même nature, évangélique. Il est donc normal de repérer ce même essentiel :

-          la vie chrétienne, n’est pas un appel à devenir des justes, pour sauver notre vie ; en cela, nous serions encore égoïstes.

-          la vie chrétienne, c’est un appel à vouloir pour les autres la miséricorde que nous savons avoir reçue nous-même de Dieu ; en cela, nous devenons généreux comme le père.

Bien sûr, c’est Christ seul par sa croix qui nous sauve, mais il veut que nous entrions dans son ouvrage, il veut nous associer à l’œuvre du salut, chacun un peu, et Marie totalement.

Ainsi va la justice de l’évangile, qui veut que les chrétiens progressent en compassion pour les pécheurs, afin que, par leur prière et leur pénitence, ils s’unissent à la Miséricorde de Dieu.

C’est peut-être ainsi que nous deviendrons saints, non pas juste pour être nous-même sauvés, mais généreux en intercédant pour le salut des autres.

C’est ce qui manquait aux pharisiens, qui eux aussi avaient le souci de leur propre salut et étaient indifférents et même hostiles envers les pécheurs qu’ils ne considèrent pas comme leur frère en état de mort spirituelle, Luc 15, 32.

Saurons-nous, en ce centenaire de Fatima, avoir entendu ce message de Marie - aux trois enfants, aux témoins d’alors et à nous aujourd’hui -  que le ciel compte sur nous pour aider les autres, par une prière plus intense et une pénitence aussi renouvelée.

Grandirons-nous dans cet amour du Père pour les pécheurs en ayant comme le Père, cette compassion pour le salut des pécheurs, non pas seulement pour éviter un enfer si nié aujourd’hui, mais aussi pour leur éviter un dur purgatoire.

Prières de l’Ange et de Notre Dame, apprises aux enfants :

« Ô mon Jésus, pardonnez-nous tous nos péchés, préservez-nous du feu de l'enfer, et conduisez au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde. Et que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts, reposent en paix »

« Ô Jésus, c'est par amour pour vous, pour la conversion des pécheurs, pour le Saint Père, et en réparation des outrages commis envers le Cœur Immaculé de Marie, que je veux offrir cette pénitence »

« Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas »


Miséricordieux comme la Mère

n°72 - Mars 2017

 

Bonjour à toutes et à tous,

Ce début d’année est déjà inondé de grâces :

-          nous sommes plus de 4000 priants dont plusieurs dizaines depuis le début de cette année.

 


-          Sœur Carmen Gravel a été nommée par le cardinal Lacroix, référente à Québec aux côtés de Père Loyola Gagné. Que tous deux soient remerciés pour leur dévouement.

-          UEDLP a proposé, grâce au Sanctuaire de Notre-Dame de France- Reine de la Paix à Baillet-en-France (Val d’Oise), une neuvaine de préparation à la fête de Notre Dame de Lourdes le 11 février 2017 et à la consécration à Jésus par Marie.

-          Le 26 février, Père Bernard Antaya et Marie-Cécile Bret ont invité des priants réunionnais à participer à des moments de prières, d’actions de grâces et de partage pour rendre hommage à notre saint patron Saint Claude de La Colombière, fêté le 15 février et pour les 17 ans de la fondation de notre œuvre, le 15 février 2000. Qu’ils soient également remerciés pour leur dévouement.

-          Les 6 et 9 mars, nous avons présenté UEDLP aux équipes du Rosaire dans le Pas de Calais à Ervillers et Tourneheim.  Merci à Nicole Croxo pour son engagement et aux personnes présentes pour leur accueil.

 

Enfin, nous avons la joie de vous annoncer que nous serons présents à La Réunion du 11 juillet au 16 juillet et à l’Ile Maurice du 17 au 20 juillet, pour rencontrer les nombreux priants de l’Océan Indien.

Un grand merci à tous ceux qui œuvrent dès à présents à notre venue, notamment Père Jean-Claude Veder à Maurice.

« Miséricordieux comme la Mère »

Je voudrais évoquer une pensée originale.

Mais il faut d’abord prévenir.

Quand on met en vis-à-vis le Seigneur et nous, il y a comparaison, mais il y a aussi un abime.

Nous sommes par le baptême, et un jour au ciel, nous serons fils et filles de Dieu, Saint comme Dieu est Saint. Mais cet état de fils ou fille de Dieu, sera toujours de créature. Fils ou fille de Dieu par adoption. Seul le Fils éternel qui est Dieu, est Fils par nature.

De même pour les lignes qui vont suivre, ce qui est dit d’une comparaison, d’un même usage de mots entre Marie et le Père, doit s’entendre de l’abime qu’il y a entre la créature et le créateur. Marie n’est pas et ne sera jamais la quatrième personne de la Sainte Trinité ! Et notre dévotion d’affection et de vénération envers notre Mère du ciel, n’est pas d’adoration due à Dieu seul.

 

Ceci précisé, voici cette pensée.

« Mon père et ma mère m’abandonnent, le Seigneur me reçoit » (Ps 26, 10). Ainsi va la loi de la méditation. Appelé voici 15 ans à servir en UEDLP, ces mots, priés mille et mille fois, ont pris dans le contexte de notre intercession, une couleur nouvelle. Les mots connus ne pouvaient surgir à neuf que par une patiente rumination. Mais avec l’attention portée sur la maltraitance, je découvrais peu à peu et avec stupeur que non seulement un homme, un papa, mais aussi une femme, une maman peut être pauvre, très pauvre et oublier, avec peu ou beaucoup de violence, son enfant : « mon père et ma mère m’abandonnent ».  Cela, à tort ou à raison, me semble plus fou d’une mère !

D’autres textes croisent ma mémoire, dont celui fameux de Khalil Gibran, "Le prophète" : ‘Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même. Ils viennent à travers vous mais non de vous. Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas’. Si une mère pouvait oublier !

Oui, malheureusement une mère peut oublier. Le psaume le dit : ‘Mon père et ma mère m’abandonnent’.

Avec peu ou beaucoup de violence physique, cet oubli d’amour est la maltraitance fondamentale.

Anne da Costa dans son livre "On dit que les orchidées… récit d’une femme née sous X" l’aborde. En 2000, la très bonne revue ‘France Catholique’ lui donnait la parole : « Non. L’écriture de ce livre ne peut se transformer en traitement thérapeutique. L’écriture est une ’catharsis’, une purification. C’est assez différent. S’il vous manque une jambe en commençant votre livre, elle vous manquera encore à la fin. Pour moi, la seule vraie solution consisterait à retrouver le nom de ma mère’. ‘C’est une chance extraordinaire pour moi d’avoir une Eglise qui m’a donné Dieu pour Père, le Christ comme frère et Marie comme Mère … Ce ne sont pas seulement des mots. Reste que je suis bien obligé de reconnaître que ma mère –de la terre- me manque. »

Or, quand Dieu évoque sa fidélité envers ses enfants, il utilise les mots de la femme, de la mère, des entrailles qui ont porté. Et ainsi, nous pourrions tout autant oser ces mots : « Miséricordieux comme la Mère ».

 

« Miséricordieux comme la Mère », est Dieu. Vraiment maternel, lorsqu’en Isaïe 49, 14-16, il répond à Israël qui se sentait abandonné de Lui : « Est-ce qu'une femme oublie le bébé qu'elle allaite ? Est-ce qu'elle cesse de montrer sa tendresse à l'enfant qu'elle a porté ». Et ces entrailles, littéralement cette matrice maternelle de Dieu, se sont rendues visibles dans les mains percées du Fils en croix sous les murs de Jérusalem : « Même si elle l'oubliait, moi je ne t'oublierai jamais. Vois, je t’ai gravée sur les paumes de mes mains, j’ai toujours tes remparts devant les yeux ».

« Miséricordieux comme la Mère », est Marie qui, toute sainte, pleine de grâce par habitation en elle de l’Esprit-Saint, reçoit, à la Croix, mission du « Fils unique » devenu « Fils ainé d’une multitude », d’être Mère de l’Église pour l’engendrement de l’Humanité. Hors cela n’est possible que parce qu’elle est sainte, toute sainte, toute miséricorde, « Miséricordieuse comme le Fils, qui lui-même est miséricordieux comme le Père »

Oui, sur la croix, par les mains ouvertes du Fils et par Marie donnée comme Mère, un double don maternel nous est dévoilé, qui nous disent les entrailles du Père. Voilà pourquoi l’Église reconnait légitiment Marie comme sa Mère, sa Maman, fidèle, miséricordieuse.

Mère, que les douleurs de l’engendrement soient achevées. Relisons, méditons, prions, avec Jésus Jean 16, 21, avec Marie Jean 19, 27, ou avec Romains 8, 28 et Apocalypse 12, 2.

Avec l’Esprit et Marie, épouse et mère, prions encore et encore : Père, que ton règne vienne ! Viens Seigneur Jésus !

Père Bruno DANIEL, conseiller spirituel d’UEDLP

 

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Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge Marie, qu'on n'a jamais entendu dire qu'aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre secours et demandé votre intercession, ait été abandonné. Animé de cette confiance, je me refuge vers vous, ô Vierge des vierges, ô Marie, Mère de Jésus-Christ, je viens à vous, je cours à vous, et, gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds. O Mère du Verbe éternel, ne rejetez pas mes prières, mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer.
Ainsi soit-il.

                                                                                                                                                       Saint Bernard (1090-1153)


Saints et innocents

n°71  - Décembre 2016

 

Bonjour à toutes et à tous,

En cette fin d’année, et peut-être début, pour ceux qui recevront notre bulletin avec un peu de retard, il est temps de faire le bilan de 2016 pour notre œuvre.

 

En cette année marquée du sceau de la Miséricorde, nous avons la joie de compter plus 3900 priants dont près de 900 nouveaux qui nous ont rejoints.

De nombreuses rencontres ont ensoleillé également cette année dans beaucoup de diocèses : Créteil, Vannes, Blois, Toulon, La Réunion, Troyes, Tarbes-Lourdes mais aussi à l’étranger, Québec au Canada et Łódź en Pologne.

Un grand merci pour toutes les personnes consacrées et laïques qui nous ont si chaleureusement aidés et accueillis.

Ce fut une très belle année au cours de laquelle de beaux échanges ont été vécus et nombres de grâces ont été reçues.

Que le Seigneur soit de nouveau béni pour tant de bienfaits !

Nous profitons de ce bulletin pour vous présenter tous nos vœux pour 2017 : aussi nous appelons sur vous tous, priants, mais aussi enfants et adultes pour lesquels nous prions, la bénédiction du Père, de son Fils Jésus et de l'Esprit, car c'est d'eux que viennent tous ces biens que nos cœurs espèrent

Bonne et sainte année 2017 !

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Saints et Innocents

Jésus encore dans les langes, des enfants sont massacrés gratuitement, annonçant par là-même la Passion.

Des enfants sacrifiés à la folie des hommes, il y en a tant et de tout temps, jusqu’à aujourd’hui : enfants chrétiens d’Orient, d’Afrique, d’Amérique et d’Asie et quelle que soit leur religion … et que les médias ignorent.

Il y a aussi ceux, martyrs, que l’Église nous donne comme intercesseurs et qui peuvent nous soutenir dans notre prière :

Sainte Agnès de Rome :

Martyrisée à Rome en 303 à l’âge de 12 ans après avoir refusé les avances du fils du Préfet de Rome.

Fêtée le 21 janvier

 

Sainte Dymphne de Geel :

Décapitée par son père au VII°S en Angleterre car elle refusait le mariage incestueux qui lui proposait.

Fêtée le 15 mai

 

Sainte Germaine (Cousin) de Pibrac

Véritable Cendrillon du XVI° siècle, elle est martyrisée toute son enfance par sa belle-mère qui lui fait subir toutes sortes d'humiliations et maltraitances, et sera reléguée dans un appentis, loin de la vie familiale, où son père la retrouvera décédée.

Fêtée le 15 juin

 

Sainte Maria Goretti

Poignardée en 1902 à 11 ans par Alessandro Serenelli  alors qu’elle lui résistait. Sur son lit à l’hôpital, la veille de sa mort, quand le prêtre lui demande si elle pardonne à son agresseur, elle lui répond :

« Oui, pour l'amour de Jésus, je pardonne. Je veux qu'il vienne lui aussi avec moi au Paradis. Que Dieu lui pardonne, car moi, je lui ai déjà pardonné ».

Fêtée le 6 juillet

 

Bienheureuse Karolina Kózkówna

Jeune polonaise de 16 ans assassinée en 1914 par un soldat russe qui avait tenté de la violer.

Fêtée le 18 novembre

 

Bienheureuse Albertina Berkenbrock

Assassinée à 12 ans, en 1931 au Brésil, par son agresseur alors qu’elle lui résistait elle aussi.

Fêtée le 15 juin

 

Et tous les autres maltraités, assassinés … comme par exemple, les 110 enfants, entre 1 mois et 7 ans, martyrs des Lucs sur Boulogne, assassinés le 28 février 1794 lors du génocide de Vendée par les troupes révolutionnaires.

 

Bien-sûr, et je vous prie de m’en excuser, j’oublie certainement de citer bien des jeunes saintes et saints, bienheureuses et bienheureux dont vous pourrez si vous le souhaitez nous envoyer l’histoire.

 

Ils sont les témoins que l’Amour de Dieu est au-delà de ce que nous pouvons en comprendre.

Aussi n’hésitez pas à prier par leur intercession pour l’enfant mais aussi pour l’adulte qui vous sont confiés.

Prière à Sainte Maria Goretti

Enfant de Dieu,
toi qui a connu très tôt
la misère et la peine,
la souffrance et les joies de la vie
toi qui as été pauvre et orpheline,
toi qui as aimé infatigablement
ton prochain
en te faisant servante humble et empressée,
toi qui as été brave sans être orgueilleuse,
toi qui as aimé l'amour
par-dessus tout,
toi qui a versé ton sang
pour ne pas trahir ton Dieu,

toi qui as pardonné ton assassin
désirant pour lui le paradis,

 

interviens et prie pour nous
auprès du Père afin que nous acceptions le dessein
que Dieu a réalisé pour nous.
Toi qui es l'amie de Dieu et qui es face à Lui,
obtiens de Lui la grâce que nous te demandons.
Nous te remercions, Marietta,
de l'amour pour Dieu et tes frères
que tu as déjà semé dans notre cœur.
Amen

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Pour nourrir notre réflexion et notre prière, en ce temps où Notre Sauveur nous est né et que le monde chante ses louanges, en ce temps déjà décidé par Dieu du sacrifice de son Enfant pour nous sauver car il n’est que Miséricorde,une question :

 Prions-nous pour l’adulte qui nous a été confié ?

De nombreux courriers et courriels reçus nous disent la prière pour l’enfant maltraité, mais souvent la prière pour l’adulte n’est pas mentionnée.

Lorsque nous avons la joie de rencontrer certain(e)s d’entre vous, vous nous parliez souvent de l’enfant devenu proche dans la prière, mais le prénom de l’adulte est enfoui dans votre mémoire.

Je sais par expérience que la prière pour l’adulte est bien plus compliquée, d’autant plus que n’ayant aucune information sur celui-ci, notre imaginaire devient un témoignage à charge.

Ces lignes ne sont pas écrites pour vous juger ou vous désespérer, mais pour vous appeler à persévérer et à déployer votre charisme de priant.

Notre vocation au sein d’UEDLP est d’être « petite flamme de Miséricorde », tel est le nom que je donne aux priants. Une petite flamme, bien frêle, bien vacillante dont la mission est de témoigner de la Miséricorde pour TOUS les pécheurs même si tout nous porte à les ignorer, les rejeter. Notre parrainage au long court est pour l’enfant ET l’adulte. Dieu les aime tout autant, comme Il nous aime dans cette difficulté à prier pour l’adulte.

Par l’intercession de Marie et de tous les martyrs, en particulier saint Etienne, je demande par le Nom de Jésus au Père tout puissant de nous donner d’accueillir au sein de notre prière, même pauvre, par la grâce de l’Esprit Saint, cet adulte que nous avons tant de mal à recevoir comme notre frère ou notre sœur.

 

  Mona


 États Unis : le "rehoming" ou les enfants jetables

n°70  - Septembre 2016

Bonjour à toutes et à tous,

Après ce temps de congés, la rentrée est là. Bon courage à chacun et à chacune dans sa vie et ses responsabilités.

Notre prière pour les élèves et étudiants, les enseignants et ceux qui les encadrent ; les parents et grands-parents qui auront à gérer, de nouveau comme à chaque rentrée,  une nouvelle organisation.

Bon courage aussi aux prêtres et aux bénévoles qui ont  eux aussi à gérer cette nouvelle année paroissiale.

 

Pour UEDLP, ce « 1er trimestre » sera bien rempli et nous rendons grâce à Dieu et remercions toutes les personnes qui œuvrent pour que de nombreuses rencontres aient lieu en différents diocèses :

Diocèse de la Réunion

Un merci pour commencer, au Père Antaya et à Marie-Céline Bret pour la journée de présentation de notre œuvre et d’action de grâce le 10 juillet dernier à Cambuston en l’église de Jésus Miséricordieux. Une belle assemblée a prié pour les enfants maltraités et les adultes maltraitants et une soixantaine de personnes sont devenues  « petites flammes de miséricorde ».

Le 24 septembre prochain une nouvelle rencontre est organisée avec le Père Léonard Tovondrainy à l’église du Sacré Cœur à Colimaçons.

Diocèse de Tarbes et Lourdes :

Lors du pèlerinage du Rosaire, deux conférences « Maltraitance et Miséricorde » seront données à Lourdes les 6 et 7 octobre.

Diocèse de Québec :

Grâce au Père Loyola Gagné et Sœur Carmen Gravel, nous serons au Québec du 19 au 25 octobre.

Diocèse de Vannes :

Un grand merci à l’Abbé André Guillevic, recteur du sanctuaire de Sainte Anne d’Auray, qui nous accueillera pour présenter UEDLP le dimanche 6 novembre. 

 

Que le Seigneur soit de nouveau béni pour tant de bienfaits !

 

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˝États-Unis : enfants jetables˝

 

En avril dernier sur France 5, un reportage sidérant sur le « rehoming » (désolée pour l’anglicisme) est diffusé sous le nom de ˝États-Unis : enfants jetables˝[1].

Depuis nous ont été confiés plus de 850 prénoms d’enfants issus cette pratique.

Le mot « rehoming » (= re-domiciliation) s’emploie généralement pour les animaux : un animal est abandonné, on lui retrouve une famille. Pour les amoureux des bêtes, c’est un bonheur de redonner une seconde chance à un animal.

Mais le mot « rehoming », aux États-Unis, est également employé pour des enfants. Dans ce pays un simple acte notarié permet à une famille adoptive de se débarrasser d’un enfant adopté.

Ainsi 25 000 enfants adoptés sont légalement abandonnés par des couples qui ne s’en satisfont pas et qui cherchent repreneur, selon 2 circuits :

-      soit on passe par un juge, cela est long et très onéreux (jusqu’à 35 000 dollars)

-      soit en marge des adoptions officielles, se développent certaines associations privées qui proposent des « catalogues » où, sans contrôle, on peut adopter à moindre frais (5000 dollars) un enfant… ou bien tout simplement l’essayer pendant quelques semaines ou quelques mois. Et s’il ne convient pas, c’est tout simplement retour à la case foyer ou orphelinat.

 

Le reportage commence par une sorte de défilé de mode au cours duquel on propose les enfants à adopter suivi de rapides entretiens avec les éventuels adoptants : quelques minutes au cours desquelles l’enfant se présente, espérant une adoption qui cette fois-ci serait enfin pour la vie. Ainsi on voit Jack, adolescent de 14 ans,  abandonné avec sa sœur par leurs parents géniteurs à 8 ans. Ils ont vécu pendant 4 ans dans une famille adoptive, avant que celle-ci ne l’abandonne, en le séparant de sa sœur. Jack défile et rencontre un possible adoptant, célibataire sans enfant, qui n’a rien à perdre. Le reportage nous dit que quelques semaines plus tard, cet homme remettra Jack « sur le marché », pour incompatibilité d’humeur …

 

Il existe de nombreux sites Internet et de pages Facebook où sont proposés des enfants entre 10 mois et 18 ans : photos, sexe, âge, origine ethnique, petit résumé de leurs goûts et renseignements sur les éventuels soins médicaux pour les enfants handicapés.

Il y a aussi la possibilité d’adopter des fratries, ou bien d’adopter un seul membre d’une fratrie.

L’enfant est une sorte d’objet dont on se débarrasse dès qu’il ne convient plus, dès que des difficultés relationnelles apparaissent ou que la situation financière familiale n’est plus favorable.

Les enfants sont ainsi ballottés entre familles adoptives successives et foyer d’enfants ou orphelinat.

 

Mais l’horreur ne s’arrête pas là : en effet, selon l’auteure du reportage, un quart des enfants passerait de manière illégale de mains en mains pour des raisons encore plus terribles : sur Internet, les prédateurs sexuels seraient à l’affut de nouvelles victimes infantiles. Certaines affaires de violences sexuelles sur enfant ont déjà été dénoncées.

 

Pourquoi cette situation aux États-Unis ?

 

Tout d’abord, malgré la richesse de ce pays, chaque année environ 1 million d’adolescentes ou jeunes femmes entre 15 à 24 ans, sans ressources ou sans profession, sont enceintes précocement. 500 000 d’entre elles mettent au monde un enfant : véritable vivier éventuel d’adoption. Ensuite l’économie de marché fait cyniquement le reste.

Ensuite, il n’existe pas de loi fédérale protégeant les adoptés. Chaque État légifère selon ses critères et certains gouffres juridiques ont permis  cette situation terrible du « rehoming ». Certains commencent à prendre conscience de cette tragédie, tel le député démocrate James Langevin qui milite pour le vote par le Congrès d’une loi fédérale pour encadrer l’adoption aux Etats Unis.

 

« Père, pardonne leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. » Luc 23,34

 

Aussi confions tous ces enfants à la tendre intercession de Maman Marie et de saint Joseph ainsi que tous ces adultes qui les maltraitent en ne leur donnant pas la stabilité familiale qui leur est due.

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Pour nourrir notre réflexion et notre prière, voici un poème envoyé par Michèle. Un grand merci à elle

 Marie ma beauté

Ô Marie, ma joie mariale

Mon espérance d’ange

Ma beauté initiale

Ma foi sans mélange.

 

Ma fontaine de confiance

Ma coulée d’azur

Ma plus tendre assurance

Mon discret murmure.

 

Mon guide quotidien

Ma tendre visitation

Mon élan sans frein

Mon humble oraison.

 

Ta sainteté ô Marie

Dépasse de loin mon humanité

Mais c’est Toi qui écris

Mes pages de fidélité.

 

À l’heure où Tu perds ton enfant

Et où ton âme se déchire

Tu vas toujours de l’avant

 

Sans refus et sans délire.

Tu me prends avec Toi

Pour me porter vers ton Fils

 

Tu fortifies ma foi

Sur le sentier du sacrifice.

 

Ne lâche pas ma main

Tu sais ma fragilité

Avec Toi j’irai plus loin

Malgré ma pauvreté.

 

Là où m’attend mon Père

Humble, aimante et repentante

Là où dans sa divine lumière

Ma joie sera constante.

 

Tu nous précèdes au ciel

Dans la gloire de ton Fils

Ta tendresse maternelle

Nous prépare aux délices.


[1] http://www.france5.fr/emissions/le-monde-en-face/diffusions/12-04-2016_471045


Prier pour nos ennemis nous rapproche

de la perfection de Dieu

n°69  - Juin 2016

Bonjour à toutes et à tous,

Les derniers mois ont été riches en rencontres :

*  En avril

-  à  Créteil nous avons eu la joie de vivre l’Eucharistie dans la magnifique cathédrale déployée sous la présidence de Mgr Santier. Nous avons également animée une veillée « Miséricorde et Adoration » dans cette même cathédrale. Ce fut de beaux moments de grâce et de prière. Ces rendez-vous ont été possible grâce à toute l’énergie déployée par Elisabeth Emmanuelle Dessalle.

-  à Thiais la rencontre avec les sœurs de l’Annonciade fut également un temps de communion de prière.

-  Nous avons été accueillis par le recteur du sanctuaire de Sainte Anne d’Auray et avons pu présenter UEDLP à la messe du jour. Rendez-vous est pris dès à présent en novembre pour une autre rencontre.

-  à Troyes nous avons pu rencontrer grâce aux nombreuses démarches de Geneviève Defontis différentes communautés religieuses (Sœurs Clarisses de l’Adoration perpétuelle, Sœurs Oblates de St François de Sales), témoigner à l’issue de messes et animer une veillée de prière.

- à Senlis , les Sœurs clarisses nous ont reçus dans leur chapelle pour vivre ensemble une veillée de prière.

 

* En mai :

-  à Vannes nous avons rencontré les prêtres et les responsables du Doyenné de Vannes puis nous avons eu une très belle et très fraternelle rencontre avec les Sœurs de Carmel

-  à Québec, sur ECDQ.tv, télévision diocésaine, Père Loyola Gagné, s.s.s., répondant diocésain d’UEDLP et Sœur Carmen Gravel, p.f.m., collaboratrice ont présenté notre œuvre lors d’une interview.

Que le Seigneur soit béni pour tant de bienfaits !

Prier pour nos ennemis nous rapproche de la perfection de Dieu

 

Savoir prier «pour ceux qui nous veulent du mal» rendra meilleurs nos ennemis et nous rendra, nous, plus «enfants du Père». Cette réflexion était centrale dans l’homélie du Pape François lors de la messe matinale célébrée ce mardi matin, 14 juin 2016, à la Maison Sainte-Marthe.

François a abordé l’extrait de l’Évangile dans lequel Jésus exhorte les disciples à tendre vers la perfection de Dieu, «qui fait surgir son soleil sur les mauvais et sur les bons». «La Parole de Dieu, il y a deux façons inconciliables de l’entendre, a expliqué le Pape : une liste aride de devoirs et d’interdictions ou l’invitation à aimer le Père et les frères avec tout le cœur, en arrivant au point culminant : prier pour son propre adversaire».

C’est la dialectique de la confrontation entre les docteurs de la loi et Jésus, entre la Loi proposée en mode schématique au peuple hébraïque par ses chefs et la «plénitude» de cette même Loi que le Christ affirme être venu apporter. Le Pape François est revenu sur le point d’une conviction déjà exprimée plusieurs fois. Quand Jésus a initié sa prédication, pris en otage par ses adversaires, «l’explication de la loi en ce temps-là était en crise», a remarqué le Pape.

«C’était une explication trop théorique, casuistique : disons que c’était une loi dans laquelle il n’y avait pas le cœur propre de la Loi, qui est l’amour de Dieu, qu’il nous a donné, à nous. Le Seigneur répète donc ce qui était dans l’Ancien Testament : quel est le commandement le plus grand ? Aimer Dieu, avec tout son cœur, avec toutes ses forces, avec toute l’âme, et le prochain comme toi-même. Et dans l’explication des Docteurs de la Loi ceci n’était pas tellement au centre. Au centre, il y avait les cas : mais on peut faire ça ? Jusqu’à quel point peut-on faire ça ? Et si on ne peut pas ? La casuistique propre de la Loi. Et Jésus prend ceci et reprend le vrai sens de la Loi pour la porter à sa plénitude.»

Le Pape a mis en évidence comment Jésus a offert «tellement d’exemples» pour montrer les commandements sous une lumière nouvelle. «Ne pas tuer», a-t-il affirmé, peut vouloir dire aussi ne pas insulter un frère et mettre en évidence à quel point l’amour est «plus généreux que les docteurs de la Loi, dans le manteau ajouté en don pour celui qui avait demandé un vêtement et les deux kilomètres accomplis avec celui qui avait demandé à être accompagné pour un kilomètre».

«C’est un travail qui n’est pas seulement un travail pour l’accomplissement de la Loi, mais est un travail de guérison du cœur. Dans cette explication que Jésus fait de ses commandements, dans l’Évangile de Matthieu surtout, il y a un chemin de guérison : un cœur blessé par le péché originel - nous tous nous avons un cœur blessé par le péché, nous tous -, doit prendre cette voie de guérison et guérir pour ressembler au Père, qui est parfait : "soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait". Une voie de guérison pour être enfants comme le Père.»

«C’est la perfection que Jésus indique, et celle contenue dans l’extrait du jour de l’Évangile de Matthieu, a précisé François : "Vous avez entendu qu’il fut dit : tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. Mais moi je vous dis : aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent"». «C’est la dernière marche» de cette voie, a affirmé le Pape, la plus difficile. François s’est souvenu qu’enfant, pensant à un des grands dictateurs de l’époque, il avait souvent prié pour que Dieu lui réserve bientôt l’enfer. «Au contraire, a-t-il conclu, Dieu demande un examen de conscience».

«Que le Seigneur nous donne la grâce, seulement cela : prier pour les ennemis, prier pour ceux qui nous veulent du mal, qui ne nous veulent pas du bien ; prier pour ceux qui nous font du mal, qui nous persécutent. Et chacun de nous sait le nom et le prénom : je prie pour celui-ci, celui-ci, celui-ci… Je vous assure que cette prière fera deux choses : elle le rendra meilleur, lui, parce que la prière est puissante, et nous elle nous rendra plus enfants du Père», a conclu le Saint-Père.

Retranscription de l’article publié le 16 juin 2016

sur http://fr.radiovaticana.va

 

Notre vocation en tant que priant d’UEDLP est bien celle-ci : en priant pour les enfants maltraités mais surtout pour les adultes maltraitants nous suivons l’exhortation de Jésus de tendre vers la perfection de Dieu.

 

Pour nourrir notre réflexion et notre prière, voici quelques témoignages de priants.

~ Je suis toujours très émue, m’imaginant en priant, la souffrance de l’un et de l’autre. Mon cœur compatit et j’espère que nos prières ont un impact libérateur et bienfaisant pour eux et pour nous tous priants. Je n’ose pas trop laisser « trainer »  mon imagination ; je remets ce tout dans le cœur de Dieu.    M-T

 

~ Prier pour un maltraitant n’est pas un acte facile au début, mais peu à peu notre cœur se transforme avec la grâce divine et je me sens utile dans la discrétion. G.

 

~ Ces textes m'ont beaucoup aidée quand j'étais dans le noir, ils m'ont aidée et ils me soutiennent dans mon chemin de pardon... j'espère qu'ils aideront d'autres personnes aussi. M.

 

~ Votre initiative est lumineuse. Sûr, c’est le St Esprit qui est à l’œuvre. M-F.

 

~ Je suis en total accord en ce qui concerne la prière pour les maltraitants, parce que plus que d'autres, ils ont besoin que l'on prie pour eux!! N’est-ce pas ce qu'avais compris Thérèse de Lisieux quand elle a prié pour Pranzini jusque la conversion au moment de passer à échafaud. J.

 

~ J'ai bien pris connaissance des prénoms qui me sont confiés dans la prière pour qu'avec l'aide de Dieu leur jours soient plus tournés vers la Lumière et que Dieu dans cette année de la Miséricorde leur vienne en aide pour se reconstruire dans cette vie sur Terre. S.

 

Merci à toutes et tous pour vos nombreux courriers et courriels qui nous encouragent à poursuivre notre œuvre. 

Bonnes vacances à ceux et celles qui pourront goûter ce temps de repos et bon courage aux autres.

Et encore un grand merci pour votre prière pour les enfants maltraités et les adultes maltraitants.  Que le Seigneur fasse couler sa Miséricorde dans les cœurs de chacun : enfant, adulte, priant.                     

 Mona et Père Bruno


Miséricorde et vocation sacerdotale

n° 68 - mars 2016

Bonjour à toutes et à tous,

Quelques nouvelles de notre association :

- Le Cardinal Lacroix a approuvé le 2 février notre association dans son diocèse de Québec (Canada). Père Loyola Gagné y est désormais le répondant diocésain.

- Mgr Aubry a approuvé la désignation du Père Antaya ainsi que Marie-Céline Bret comme référents à La Réunion

- Un grand merci à Mgr Centène, évêque de Vannes, pour son accueil et son écoute.

 

Un grand merci également :

- aux Père Audran et Fresneau et à l’abbé Kindel pour leur  accueil dans leurs paroisses morbihannaise

- au Père Wiehe de Toulon et à Brigitte Moelle pour le temps fort organisé fin janvier

- à Evelyne (41), Sylvie (60)  et Emmanuelle-Elisabeth (94) pour leurs actions pour faire connaitre UEDLP.

La Miséricorde au cœur de ma vocation et ...

Dans le feuillet de décembre, Mona nous a expliqué cette trajectoire de "révélation" qu’UEDLP, lancé par elle, avait déployé peu à peu, comme richesse et appel à la conversion, pour elle et pour tous les priants de cette œuvre.

C'est dans cette dynamique que ces lignes sont écrites, car pour moi aussi, UEDLP a été source d'émerveillement par ce déploiement de richesse, d'Un Enfant jusqu'à 2, 3 et même 4 Enfants Dans La Prière. (Voir le feuillet 48).

 

Cette Année Sainte de la Miséricorde est source d'enrichissement, d'interpellation, de conversion.

Depuis des années, je suis travaillé par le thème biblique de la "génération qui est mauvaise". Depuis le psaume 94 verset 10 prié tous les matins par l'Église à Laudes : "Quarante ans, cette génération m'a déçu, et j'ai dit : 'Ce peuple a le cœur égaré' ..." en passant par les cris infiniment répétés des prophètes,  jusqu'au cri de Jésus en Mat 12, 39 : "Cette génération mauvaise et adultère réclame un signe ...". S'agit-il comme par hasard de ces générations du passé ? Ou bien s'agit-il de toutes les générations, de chacune des générations ? Et donc aussi de la notre ?

 

La Miséricorde, ce n'est pas l'endormissement du chrétien, rassuré d'être aimé et sauvé par un BDBB, un "Bon Dieu Bien Bonnasse". "On ira tous au paradis", ce n'est pas parole de l'Évangile", c'est du Polnareff en 1972, les années Yéyé ! Entrer au paradis exige de moi, que j'ai mon cœur aussi miséricordieux que celui de mon Dieu. Sans quoi, ce n'est pas lui qui me mettra dehors, en enfer. Lui ne fait que de me supplier d'entrer (Luc 15, 28b) : "Son Père sorti le supplier d'entrer". Mais comme avec le fils ainé de la Parabole du fils prodigue, l'ainé au cœur dur, non miséricordieux, ne voulant pas du pardon pour sa "cochonnerie" de frère, refuse d'entrer au banquet du Royaume.

 

Je suis homme, ma première mission est d'être humain.

Je suis chrétien, ma première mission est d'être saint.

Je suis prêtre, ma première mission est celle reçue de mon évêque : être curé, et grâce à Dieu, c'est ce que j'espérai et ai toujours demandé à être.

Certains chrétiens ou prêtres sont de spiritualité franciscaine ou carmélitaine. Pour ma part,  formé au séminaire de Paray-le-Monial, je suis de la spiritualité du Cœur du Christ, ce Cœur Miséricordieux qui a tant aimé les hommes et qui colore tant UEDLP.

 

Comme prêtre, comment cela s'exprime-t-il ? Comment s'articule ces deux notions, de "Génération mauvaise et adultère " et de "Cœur miséricordieux de Dieu" ? C'est de découvrir jour après jour, en moi et dans notre Église, ce mystère caché de la conversion, et du rôle merveilleux du Sacrement de la Réconciliation, la si belle Confession. 

 

Normalement, je repère trois étapes :

- les commençants ou recommençants : ils doivent parfois quitter de bien "gros péchés" qu'on appelait "mortels" : le crime, le vol, l'adultère ... mais aussi la drogue ou la magie ... et bien d'autres malheureusement qui laisseront tant de cicatrices et de mauvaises habitudes à corriger laborieusement.

- le chrétien pratiquant : lui va tourner en rond dans les "petits péchés", dits "véniels". C'est lassant de toujours rabâcher la même chose, ces petits traits de caractère, des petites fautes négligeables ou humiliantes ... 

Et à ce niveau là, arrive la décroche. "Ça ne sert à rien. Ça ne change rien. Je ne suis pas si mauvais, je suis même bon et courageux, et sûrement pas pire que les autres, et avec ça, je devrais bien quand même entrer plutôt

facilement au paradis. Donc 'carpe diem', relax, petit bonhomme de chemin pépère". Et la vie spirituelle devient tiède !

 

Mais pour quoi donc rabâcher à toutes les messes : "Je confesse à Dieu ...", "Seigneur prends pitié ...", "Agneau de Dieu, prends pitié ...", si je n'ai pas ou quasiment pas de péchés ? Est-ce si sûr ? Un des prophètes, Isaïe (29, 13), tonne contre ce formalisme borné : "Ce peuple ne s'approche de moi qu'en paroles. Ses lèvres seules me rendent gloire, mais son cœur est loin de moi. La crainte qu'il me témoigne n'est que précepte humain, leçon apprise". Où sont les larmes réelles du psaume 50 rabâché si superficiellement, si formellement : "Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché. Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense. Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi".

 

Et comme il faut bien reconnaitre que nos ignorons notre péché, et si nous ne voulons pas attendre l'entrée au purgatoire pour le voir exploser à notre visage, le Kyrie AL 220, avec grande intelligence spirituelle, nous fait chanter : "Seigneur, Dieu de ma joie, fais-moi connaitre mon péché".

 

Mona disait cette difficulté, et c'est celle de tout homme aussi sensé que pécheur, à prier pour le méchant. Mais Jésus le rabâche infiniment : "Moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains aussi n'agissent-ils pas de même ? Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d'extraordinaire ? Les païens aussi n'agissent-ils pas de même ? Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait"  Mat 5, 44-48 .

 

Telle est notre vocation commune, telle est la clef du Paradis.

Telle est aussi la vocation et le charisme d'UEDLP : opposer l'Amour contre le mal  - jusqu'à l'extrême du scandaleux -, en demandant de prier et d'aimer les méchants.

Comment espérer la conversion du pécheur si celui qui se sent plus juste ne va pas avec miséricorde vers celui qui lui semble plus pécheur ?

- soit je suis juste, mais alors "juste comme Dieu", et donc je souhaite le salut du méchant.

- soit je ne souhaite pas son salut, et donc, c'est que je ne suis pas "juste comme Dieu", et donc que je suis moi aussi, autrement mais réellement,

méchant, et donc, refusant le salut du méchant, je me condamne moi-même !

 

Bref, si je crois être sans péché ou avec juste quelques peccadilles insignifiantes, inutiles à confesser, et si je n'espère pas de tout cœur le salut des autres, des "salauds", alors c'est que "sous l'apparence du bien", je ne suis, selon l'expression du pape François, qu'un chrétien "mondain".

 

Bref, si je reste aveugle et sourd à tout appel de Dieu et de l'Église, c'est que je n'ai pas compris cet appel à creuser mon propre péché, et à utiliser le "doux sacrement" de la miséricorde; et bien ce que je n'aurai pas cheminé ici-bas, j'aurai à le vivre, mais alors  dans le "feu du purgatoire".

Moi, ... ça ne me tente pas, alors, j'essaye d'avancer un peu dès ici bas.

 

... au cœur de la Nouvelle Évangélisation.

Ceci dit, ce sera tout simple : une Église mondaine ne peut évangéliser. Sa parole est tiède.

Seule une Église consciente de son péché, qui expérimente sans cesse pour elle-même la miséricorde de son Dieu Sauveur, peut partager avec joie et efficacité la grâce du salut, bref peut évangéliser.

J'aurai beau être un bon prêtre, tant que je ne me sais pas pécheur, cœur dur, je pourrai faire quelques "prosélytes" (Mat 23, 15), je ne serai jamais un évangélisateur.

Voila pourquoi, je rends grâce à la Providence, à Dieu et à l'Église, d'avoir engagé ma vie et ma vocation d'homme, de chrétien et de curé, au service de la Miséricorde.

Père Bruno

Je compris que l'amour renfermait toutes les vocations, que l'amour était tout, qu'il embrassait tous les temps et tous les lieux... en un mot, qu'il est éternel !... 

Alors dans l'excès de ma joie délirante, je me suis écriée : O Jésus, mon Amour... ma vocation, enfin je l'ai trouvée, ma vocation, c'est l'amour ...

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face


 

 

 

 

 

 

BONNE ANNÉE DE LA MISÉRICORDE !

n°67- Décembre 2015

Bonjour à toutes et tous. Nous sommes en cette mi-décembre plus de 3000 priants dans 35 pays ; les derniers priants inscrits vivent en Tanzanie. Merci Seigneur pour le chemin de miséricorde que Vous entreprenez dans les cœurs des enfants, des adultes et des priants.

 

Un grand merci à vous aussi, pour votre prière et pour l’aide matérielle que vous nous apportez,  chacun selon ses moyens,  notamment par l’envoi de timbres. Ces timbres sont si vitaux pour la vie de notre association car nous envoyons désormais plus de 1000 lettres par trimestre.  C’est un beau cadeau régulièrement renouvelé que de recevoir quelques timbres ou beaucoup plus (jusqu’à 500 dans une enveloppe anonyme). Je me souviens avec tendresse et respect de ce mot accompagnant ce type de courrier : « j’ai une toute petite retraite alors pardonnez-moi de ne vous envoyer que ces quelques timbres. » Soyez béni(e), vous si humble que vous excusez de si peu. Vous êtes l’image vivante et actuelle de l’Évangile dans la Parabole de l’aumône de la veuve.

Soyez bénis(es) vous toutes et tous pour vos actions à faire connaitre UEDLP.

Soyez bénis(es) pour les invitations à venir présenter notre œuvre dans vos paroisses comme fin novembre à Compiègne dans l’Oise, ou bien à présenter vous-même UEDLP sur votre paroisse.

Soyez bénie, Brigitte Bédard, pour votre présentation d’UEDLP  dans le magazine canadien "Le Verbe" en novembre dernier. Merci Seigneur !

 

L’Année de la Miséricorde voulue par notre Pape François se comprend aisément car la Miséricorde est au cœur de sa vocation épiscopale; la devise papale est  « Miserando atque eligendo » = "par miséricorde et par élection".

Le 17 mars 2013, il disait lors du premier Angélus de son pontificat:

« Ressentir la miséricorde, ce mot change tout. C’est ce que nous pouvons ressentir de mieux : cela change le monde. Un peu de miséricorde rend le monde moins froid et plus juste. Nous avons besoin de bien comprendre cette miséricorde de Dieu, ce Père miséricordieux qui a une telle patience... Souvenons-nous du prophète Isaïe, qui affirme que même si nos péchés étaient rouges écarlate, l’amour de Dieu les rendra blancs comme neige. C’est beau, la miséricorde ! N’oublions pas cette parole : Dieu ne se fatigue jamais de nous pardonner, jamais ! Nous nous fatiguons de demander pardon! Lui ne se fatigue pas de pardonner.»

 

Le 25 octobre 2015, le Pape déclarait aussi :

« Les disciples de Jésus sont appelés à cela, aujourd’hui aussi, spécialement aujourd’hui : placer l’homme au contact de la miséricorde compatissante qui sauve. Quand le cri de l’humanité devient, comme en Bartimée, encore plus fort, il n’y a pas d’autre réponse que de faire nôtres les paroles de Jésus et surtout d’imiter son cœur. Les situations de misère et de conflit sont pour Dieu des occasions de miséricorde. Aujourd’hui est un temps de miséricorde ! »

 

UEDLP est une œuvre de Miséricorde : la spiritualité de notre association correspond à la définition du mot latin ˝misericordia˝ signifie avoir un cœur (cor) auprès des pauvres (miseri) = avoir un cœur tourné pour les pauvres.  Ell